Désarmement: “des patrons des chefs de gang empêchent la poursuite du programme”, dénonce Jean Rebel Dorcénat

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Après avoir présenté le mardi 28 Mai dernier au moins huit armes à feu remis par “Ti ougan” l’un des chefs de gang de Cité Soleil, la Commission Nationale de Désarmement, de Démantèlement et de Réinsertion (CNDDR) qui avait observé depuis un bon moment une certaine silence, casse enfin sa tirelire pour accuser certains hommes du pays qui auraient empêché la poursuite du programme en raison de leurs intérêts économiques et politiques dans la prolifération du gangstérisme dans le pays.

Dans un entretien accordé à un média de la capitale ce lundi pour s’expliquer autour de la situation lamentable que confronte la commission, Jean Rebel Dorcénat a accusé certains membres de l’élite politique et économique du pays qui seraient à la base de l’empêchement du programme devant aboutir à récupérer les armes pour une paix stable. Selon lui, le chef de l’État Jovenel Moïse l’a prouvé qu’il y a eu des volontés réelles pour mettre fin à cette situation qui entrave le fonctionnement normal du pays. Mais nombreux gens de son encourage qui profitent de la prolifération des gangs, l’ont empêché à œuvrer avec la commission nationale de désarmement, de démantèlement et de réinsertion.

Pour lui, ces patrons des chefs de gang n’ont pas voulu aider le pays à s’en remettre de cette situation. Il ponte du doigt certains parlementaires, des hauts fonctionnaires de l’État et des entrepreneurs qui seraient intéressés à la poursuite des activités du gangstérisme dans le pays où ils sont les véritables bénéficiaires.

Durant ses démarches, M. Dorcénat annonce qu’il a eu l’aubaine de s’entretenir directement avec près de 80% des gangs sur l’ensemble du territoire national et 93 d’entre-eux l’ont donné leurs avis favorable. Mais faute des avantages tirés par les marchands des munitions dans le pays empêche à la commission de poursuivre le programme.

RICHEMOND Johnson

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