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La Redaction 21 mai 2018

Le débat sur le respect du droit international dans le contexte du maintien de la paix et de la sécurité internationales a donné lieu le 17 mai 2018, à une vaste réflexion sur le rôle des acteurs qui appliquent ce droit, en premier lieu le Conseil de sécurité. Des recommandations lui ont été adressées en vue de passer à une ère de prévention et pour une vraie responsabilisation face aux crimes internationaux les plus graves.

Dans son intervention l’ambassadeur d’Haiti, Denis Régis, a jugé opportun de « faire franchir » au droit international une nouvelle étape, qui tienne compte de la nature nouvelle et de la complexité des conflits, de l’émergence de nouveaux acteurs non étatiques, des nouvelles menaces dont celles du terrorisme, et de la multiplication des foyers de crises.

Il a aussi milité pour l’incorporation du droit international, des droits de l’homme et du droit humanitaire dans les législations nationales, arguant qu’une aide pourrait être fournie aux États qui en font la demande. Il a également estimé que la crédibilité de l’ONU, et de ses organes principaux dont le Conseil de sécurité sortirait renforcée si l’on mettait fin à l’asymétrie souvent dénoncée dans la capacité de riposte et le traitement des crises et des conflits.

M. Régis a appelé à un sursaut de volonté des États Membres pour que le droit puisse s’imposer également à tous, grands et petits. Il est impérieux, a-t-il insisté, d’accorder une attention particulière aux problèmes de fond auxquels sont confrontés les pays sortant d’un conflit et de les aider à instaurer les conditions de la relance, de la croissance et du développement. M. Régis a pris en exemple les progrès enregistré par l’état haïtien suite aux actions de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah). L’expérience haïtienne de ces 14 dernières années a montré que le critère déterminant du succès d’une opération de maintien de la paix ne réside pas tant dans sa durée que dans la dynamique qu’elle aura déclenchée pour renforcer les capacités indispensables à la modernisation économique et sociale, sans que soit négligée pour autant la consolidation des institutions garantes de l’état de droit, qui va de pair avec le développement, a conclu le représentant.

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