Décès d’un huissier: l’ANAMAH exige la délocalisation du Tribunal de Premiere Instance de Port-au-Prince

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© Leonora Baumann / UN / MINUJUSTH

Quelque jours suivi le décès tragique d’un huissier de justice dans l’enceinte même du Parquet de Port-au-Prince le 31 décembre 2019 par balles des individus lourdement armés, l’Association Nationale des Magistrats Haïtiens (ANAMAH) a exigé au Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique de délocaliser les locaux siégeant le Tribunal de Première Instance de la capitale haïtienne face à la prise d’otage de la zone Bicentenaire par des civils armés qui ont mis la vie des travailleurs dans une situation d’insécurité inquiétante.

Pour éviter le pire face à l’accaparement du Bicentenaire par des civils lourdement armés, les magistrats haïtiens par l’entremise du président de l’ANAMAH Jean Wilner Morin ont ouvertement écrit au ministre de la justice pour lui faire part non seulement de cette situation où ils sont exposé au danger des malfrats qui sèment la terreur dans cette partie du territoire national, mais aussi d’exiger la délocalisation du Tribunal de Première instance de Port-au-Prince.

S’ils disent avoir regretté le décès de Bod Dolciné, les magistrats haïtiens ont envoyé leur sympathie à la famille de la victime ainsi qu’aux autres membres des différentes associations des huissiers dans le pays.

Rappelons qu’au mois d’octobre 2019 lors de l’intensification des mouvements revendicatifs pour exiger la démission du président de la république Jovenel Moïse, les différentes associations des Magistrats professionnels ont intimé l’ordre aux magistrats et aux autres cadres du système judiciaire de rester chez eux à cause de l’insécurité dans la zone où logeant des bâtiments des différents tribunaux du pays.

RICHEMOND Johnson

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