CYPRINE

La cyprine est à la femme ce que le liquide pré-séminal est à l’homme. Sécretion vaginale, son rôle est essentiel dans la sexualité des partenaires. Mais sa production peut s’avérer perturbée au cours de la vie des femmes. Dans ces conditions, il peut être nécessaire d’avoir recours à un lubrifiant vaginal de type gel intime.

Qu’est-ce que c’est ?
La cyprine est un liquide secrété par les glandes de Bartholin, ou glandes vestibulaires, situées en interne au niveau des grandes lèvres de la vulve. Cette sécretion vaginale est stimulée par l’excitation sexuelle de la femme, elle provoque une sensation d’humidité.

La composition de la sécretion vaginale
La cyprine se compose principalement d’eau, ainsi que de très nombreux éléments chimiques – urée, acide lactique, squalènes et cétones notamment. La cyprine contient également de la flore bactérienne : des micro-organismes bactériens qui agissent comme une barrière de protection contre les infections.

Pour maintenir l’équilibre de la flore vaginale, élément essentiel de la cyprine, il peut être utile de prendre des traitements ponctuels de probiotiques.

Fluide visqueux et transparent, ce lubrifiant vaginal naturel se rapproche dans son aspect du liquide pré-éjaculatoire. Il partage en outre avec lui les mêmes fonctions.

A noter : lorsque la femme a une éjaculation féminine – “femme fontaine” – le liquide alors sécrété se différencie de la cyprine, tout comme le liquide éjaculatoire se différencie du liquide pré-séminal. De même, les pertes blanches observées au cours du cycle menstruel se différencient de la cyprine.

Cyprine : un rôle de lubrifiant vaginal
En principe, la femme sécrète de la cyprine au moment de l’excitation sexuelle. En quantité suffisante, la cyprine mouille la vulve des parois internes du vagin aux petites lèvres. Les propriétés lubrifiantes de ce liquide permettent à la femme d’avoir le vagin “mouillé” : la pénétration nécessaire au rapport est alors largement facilitée. Ce lubrifiant vaginal naturel est ainsi essentiel au confort féminin, dans la mesure où en son absence, la femme peut ressentir des frottements désagréables et observer des irritations au terme de l’acte sexuel. La cyprine participe également à la reproduction.

A noter : la cyprine permet également de protéger la zone vaginale.

Sécretion vaginale : les facteurs de perturbation de la production de cyprine
D’une femme à l’autre, d’une période de sa vie à une autre, l’aspect et la quantité de sécretion vaginale varient. Texture, odeur, saveur ou encore couleur, autant d’éléments à observer pour détecter une éventuelle anomalie dans la production de cyprine. Si la modification de son aspect peut être anodine – lorsque le cycle menstruel est en cause, notamment – certaines alertes doivent être considérées avec sérieux.

Ainsi, lorsque la cyprine a une odeur plus forte que d’habitude, ou une couleur plus foncée, par exemple, cela peut être le signe d’une infection vaginale. Une mauvaise alimentation, la consommation d’alcool et de drogues ou encore le stress peuvent aussi modifier l’aspect de la cyprine, sans toutefois en altérer les fonctions de lubrifiant vaginal.

En termes de quantité, il est d’usage pour la femme de sécréter d’autant plus de liquide que son niveau d’excitation sexuelle est élevé. En tout état de cause, la cyprine est produite a priori tout au long du rapport sexuel à condition que l’excitation demeure.

Quand le lubrifiant vaginal n’est pas suffisant
Certaines périodes de la vie d’une femme – ménopause ou post-partum, par exemple – des maladies, la pilule ou encore des facteurs psychologiques peuvent inhiber la production de cyprine. En cas de sécheresse vaginale avérée, il est conseillé aux partenaires d’utiliser un lubrifiant du commerce – sauf à l’homme de sécréter suffisamment de liquide pré-éjaculatoire – en vue de maintenir le confort et de permettre la pénétration.

A noter : la femme peut sécréter de la cyprine avant le rapport, sans pour autant que le lubrifiant vaginal joue son rôle pendant toute la durée de l’acte sexuel. Cela peut notamment arriver lorsque le rapport est long et que l’excitation de la femme baisse. Dans cette hypothèse, il peut également être utile d’avoir recours à un gel intime.

Marie Danielle Auguste

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