Raúl Castro, qui a quitté ses fonctions à la tête du gouvernement cubain en avril dernier, a proposé une série de réformes constitutionnelles prévoyant notamment la limitation de la durée du mandat de la présidence et la reconnaissance des mariages de même sexe.

Castro, 86 ans, reste aux commandes du Parti communiste et dirige une commission chargée de rédiger un projet de proposition de réforme de la Constitution de Cuba, qui remonte à 1976 pendant la guerre froide, a rapporté le Miami Herald.

Les réformes proposées tiendraient également compte de la propriété privée et des investissements étrangers, mais le Parti communiste resterait l’unique organe de contrôle des affaires économiques, politiques et sociales du pays.

Le site Web progouvernemental CubaDebate a annoncé dimanche que le Parlement cubain avait approuvé à l’unanimité le projet de proposition, qui doit maintenant faire l’objet d’un référendum public le 13 août. Si elles sont approuvées, les réformes définiraient le mariage comme l’union consensuelle entre deux personnes, sans distinction de sexe, a rapporté le Herald, citant CubaDebate.

Selon le Herald, les groupes LGBTQ et la fille de Raúl Castro, Mariela, ont joué un rôle déterminant dans le lobbying en faveur de la reconnaissance des mariages de même sexe à inclure dans les réformes.

Il est également proposé de limiter le mandat du président cubain à deux mandats de cinq ans. Si elle est adoptée, une nouvelle constitution obligerait les présidents à avoir 60 ans ou moins au début de leur mandat. Cependant, les citoyens ne seraient toujours pas autorisés à élire directement leurs présidents, qui seraient choisis par le parlement du pays, appelé Assemblée nationale.

Toujours au cours du week-end, les législateurs cubains ont approuvé les membres du cabinet de Díaz-Canel, composé en majorité de ministres du gouvernement de Raúl Castro, a rapporté l’agence Associated Press. Le ministre des Réformes économiques, Marino Murillo, qui a aidé à guider l’ouverture économique limitée de Raúl Castro sur l’île au cours de la dernière décennie, est parti.

Les réformes proposées transformeraient la structure politique cubaine en créant le poste de Premier ministre en plus du président. Certains observateurs s’attendent à ce que les réformes limitent le pouvoir du président sous les gouvernements futurs.

Robinson JÉRÔME

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