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La Redaction 30 mai 2020

Ce jourd’hui 28 mai 2020, vers les 10h du matin, je me rendais dans une maison de transfert pour une transaction. Depuis la porte d’entrée, on m’a accueilli avec une chanson (mesye si se transfè ou vin pran, pagen dola non). Je reponds non, je ne viens pas recevoir de transfert. Arrivé à la caisse, je dis au caissier ; bonjour monsieur ! Je viens effectuer un transfert local pour envoyer de l’argent à quelqu’un en gourdes. Le caissier m’a regardé avec toute l’audace qu’il faut et m’a dit non monsieur nous ne pouvons pas effectuer le transfert en gourde. Et moi, pour tester l’intention du representant des assassins, je lui ai dit; et si je veux faire le transfert en dollars? Sans même me laisser terminer ma phrase, le caissier répond c’est facile pour le dollars, alors que la personne pour qui j’envoie de l’argent ne recevra jamais du dollars. Du coup, je lui dis mais finalement les maisons de transfert deviennent des sièges d’associations de malfaiteurs.

J’ècris ce texte juste pour porter la grande majorité (la jeunesse) à comprendre que si elle ne decide de rien faire pour son avenir, les assasins du secteur économique, soutenus par les politiciens rénégats (es) venant de la classe moyenne, Haiti disparaitra tôt ou tard. Non seulement la diaspora est déjà sanctionnée par la taxe d’un dollars cinquante (1.50) qui ne sert à rien tant à elle qu’à sa famille restant en Haiti, mais ègalement les bénéficiaires des transferts se voient priver du privilège de toucher de leurs propres mains les dollars venus en leur nom et qui leur reviendraient de droit. Devant une telle situation je sais dèjà que les gens votés pour me défendre sont beaucoup plus prêts à S’associer aux assassins pour me tuer pour avoir dénoncé cet état de fait.

Cépendant, je tiens à les rappeler que nous sommes beaucoup plus proches d’une autre révolution vraiment sanglante que de les laisser faire. Et je veux les rassurer aussi que le peuple victime depuis plus de deux siècles de ces mêmes actes saura où attaquer et qui attaquer. Je ne suis pas français comme Eric Cantona mais je veux preter ses propres mots pour demander aux victimes de faire sauter les institutions financières. Je sais que le commissaire du gouvernement, esclave du système sera dèjà prêt à me demander des explications en raison du mot (sauter), pour dira-t-il incitation à la violence mais ma réponse ne sera autre qu'(use victime de la violence) qui réclame la violence pour se faire justice. Maintenant pour que des gens comme moi, issus de la matrice paysane aient accès au dollars, il nous faut l’acheter à deux fois plus cher entre les mains de ceux qui le recoivent pour nous. Il est inacceptable que nous nous laissions conspuer sur notre propre sol comme autochtones. Je sais avec certitude que l’Etat ne va pas intervenir ne serait-ce pour me punir de cette juste et arrogante denonciation mais je ne demande qu’une seule chose que le peuple soit bien et mieux sensibilisé et qu’il fasse son devoir s’il veut obtenir justice dans ce pays.

Me Dérus MIRTHYL, Av.

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