Cinquième journée de manifestation aux Gonaïves pour exiger le départ de Jovenel Moïse au pouvoir

 

À l’instar des autres villes de province comme le Petit-Goâve, Cap Haitien, Mirebalais, Jacmel, Saint-Marc, les Cayes et l’Arcahaïe suite aux appels des petrochallengers et de l’opposition politique dans l’étendue du territoire national autour d’une seule idée, désormais les protestataires aux Gonaïves persistent et signent, Jovenel Moïse doit démissionner et se mettre disponible à la justice du pays pour être jugé pour des accusations de corruption et de détournement de fonds portées contre lui.

Il était 10h du matin ce jeudi 13 juin lorsque les manifestants après une cérémonie, ont décidé de fouler le macadam pour démarrer à leur mouvement de protestation devant les locaux de l’Université Publique des Gonaïves(UPAG) pour une cinquième journée d’affilée dans le but de continuer à réclamer la démission du chef de l’État haïtien et sa mise en disponibilité de la justice haïtienne, accusé de corruption et de détournement de fonds par le deuxième rapport d’audit de la cour supérieur des comptes et du contentieux administratif relatif à la gestion et de l’utilisation des fonds du programme petrocaribe.

Les manifestants dont des leaders politiques, de la société civile, des organisations politiques, de regroupement de bases, des enseignants, des universitaires et des professionnels supportés par les chauffeurs de taxi moto, d’une seule voix, ont parcouru plusieures rues de la ville en lançant des propos affreux à l’encontre du président qui de leurs avis, est incapable pour diriger le pays pour leur implication dans des actes de corruption où les jeunes cadres sont découragés et fuient le pays en raison disent-ils, que les conditions de vie sont inappropriées et le pays devient invivable, ajoutent-ils. Avec des objets de toutes espèces, les protestataires qui ont été sévèrement remontés jusqu’au cou contre l’élu du PHTK ont bloqué à plusieures reprises, la circulation sur la route nationale numéro un.

“Jovenel Moïse se vòlè, nou pa bezwen li kòm prezidan peyi a paske li pa vin regle anyen pou pèp la, nap dechouke li epi lap rete la pou lajistis jijel epi voyel penitansye paske se la plas ye antanke vòlè”, a scandé d’une voix piquée, un jeune manifestant âgé d’une trentaine d’année.

Cette poussée des manifestants, a eu un gros impact négatif sur la vie économique dans la cité de l’indépendance où des bureaux de l’État ferment leurs portes et certaines banques commerciales et des maisons de commerce décident aussi de ne pas fonctionner. Même le marché informel est touché par l’ampleur des mouvements revendicatifs débutés le 9 juin dernier pour imposer l’abdication de Jovenel Moïse à la présidence d’Haïti.

Du côté de l’éducation, certains établissements scolaires malgré les fortes pressions exercées par les protestataires, ont décidé de fonctionner à couvert sous la haute surveillance des ses responsables pour empêcher aux manifestants d’investir la surface de ses établissements à un moment où ils s’apprêtent à boucler l’année académique à l’approche des examens d’État.

Fervent militant de la lutte anti-gouvernementale enclenchée dans la quatrième ville du pays depuis les événements de février dernier, Doncliff Adrien, étudiant à l’université publique des Gonaïves et également natif estérien, est clair en déclarant que les examens officiels(9e A.F et Philo) ne se tiendront plus dans la ville avec la présence de Jovenel Moïse au pouvoir évoquant également la possibilité de refaire un “2004” dit-il, pour forcer à Jovenel Moïse de quitter le palais présidentiel.

Ils ont promis d’intensifier leur mouvement de protestation et de changer leurs stratégies afin de contraindre définitivement Jovenel Moïse qui dit avant-hier jeudi à l’académie de police, qu’il n’entend pas démissionner pour laisser le pays à quiconque sous aucun prétexte que ce soit, de jeter l’éponge pour avoir été cité par le rapport de la CSC/CA d’être impliqué dans des actes de corruption et de détournement de fonds.

RICHEMOND Johnson

Auteur : Richmond Johnson

Richmond Johnson richmond85@gmail.com Twitter: @richmond85 Tel: 509 3630-4052 / 509 4009-0452

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