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Francky Belfort 6 mai 2019

Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) dresse un tableau sombre relatif à la dégradation de la situation des droits humains dans le pays face à la montée de l’insécurité.

Le RNDDH a exprimé sa préoccupation face à cette situation dégradante caractérisée par une insécurité grandissante, la protection des bandits armés par des officiels, des attaques perpétrées à l’encontre des travailleurs œuvrant dans le domaine de la santé, des décès répétés dans les centres de détention et une économie nationale perpétuellement en déclin.

L’insécurité qui bat son plein, les luttes entre les gangs armés qui se font un peu partout à travers le pays ont occasionné la mort de 101 personnes dont 13 policiers pour la période allant de janvier à mars 2019, déplore le RNDDH. Qui qualifie cette situation de banditisme d’état.

Des gangs armés de Carrefour feuille, de Cité Soleil, Nan Tokyo, Village de dieu, Delmas 2, la Saline, Savien dans l’Artibonite etc. S’affrontent, tuent, pillent, incendient des maisons, sous la protection des autorités étatiques dont des parlementaires affirme le RNDDH, citant le cas du Sénateur de l’Artibonite Garcia Delva accusé d’être en connivence avec le chef de gang du village de dieu Arnel Joseph qui compte également des agents de la PNH au sein de sa bande. Ce qui rend sans succès les multiples opérations de l’institution Policière, car il est toujours mis au courant à chaque fois, ajoute le RNDDH.

Ces gangs font ouvertement état de leurs capacités en armes et en munitions, des raids sont menés contre des containers de marchandises partant pour les villes de province, des véhicules sont fouillés sur les grands axes routiers, les passagers sont dépouillés de ce qu’ils possèdent, les bandits contrôlent leurs zones, rançonnent les petits marchands et les entreprises commerciales en fixant leurs propres montants que ces marchands et entreprises doivent verser, rapporte le Réseau National de Défense des Droits Humains.

Plus loin, le RNDDH dénonce des actes de banditisme qui ont survenu dans des centres hospitaliers du pays notamment à l’hôpital de l’Université d’État d’Haïti, l’hôpital universitaire de la paix, l’hôpital chancerelles où des médecins sont agressés dans le cadre de leurs travails.

Le Réseau National de Défense des Droits Humains dans son rapport recommande à l’institution Policière d’intensifier ses actions visant à renforcer la sécurité des citoyens, d’arrêter les bandits, d’assurer la sécurité des centres de santé et des hôpitaux ; Aux autorités élues de statuer sur les accointances de leurs pairs avec des bandits armés et de les exclure des assemblées auxquelles ils appartiennent ; Aux autorités exécutives de mettre en place des programmes visant à réduire la pauvreté extrême et à favoriser l’emploi, en vue de faire face à cette situation d’insécurité généralisée.

Francky Belfort/ S. RNDDH

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