La Sous-Secrétaire générale aux opérations de maintien de la paix des Nations unies, Mme Bintou Keita réaffirme l’importance du partenariat étroit entre l’ONU et les institutions haïtiennes. Lors d’une visite en Haiti la semaine écoulée, Mme Keita a eu des séances de travail avec le président Jovenel Moïse, le Premier Ministre Jack Guy Lafontant et des leaders du Parlement.

Avec la Sous-secrétaire générale, les officiels haïtiens ont discuté des problèmes de corruption, d’impunité et de surpopulation carcérale ainsi que du manque d’accès à la justice pour les plus vulnérables. Autant de dysfonctionnements de la chaîne pénale aux graves conséquences sur les droits humains, pouvant mettre en péril la stabilité et la transition vers le développement durable en Haïti.

Mme Keita a également eu des discussions avec des membres du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), les Tribunaux de Première Instance de Port-au-Prince et de Jérémie, l’Administration Pénitentiaire, la PNH, l’Office de la Protection du Citoyen (OPC), ainsi que de nombreuses organisations de la société civile dans le secteur des droits de la personne.

Elle a noté un consensus autour de la nécessité d’un changement profond de la Justice en Haïti : un besoin de renforcer l’inspection et le contrôle pour la reddition des comptes mais aussi de dépolitiser le pouvoir judiciaire pour assurer son indépendance. Au vu de la situation des prisons haïtiennes, elle a également insisté sur l’urgence à agir pour une transition vers l’État de droit.

Lors de sa visite à Jérémie, Mme Keita a constaté la surpopulation carcérale dans la prison de cette ville. Une surpopulation que la Sous-Secrétaire générale a décrite comme « insoutenable » .

Toutefois elle s’est montrée optimiste face aux intentions manifestées par les autorités nationales à relever le défi pour l’avenir que représente la mise en œuvre du 16ème Objectif de Développement durable sur l’importance d’institutions efficaces pour l’accès à la Justice de toutes et tous. Elle a souligné la responsabilité de tous les acteurs, individuellement et collectivement, pour articuler cette vision et identifier les éléments d’actions qui permettront de renforcer l’État de droit.

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