Ma famille choisit d’organiser une rencontre autour de la cause de mes malaises. Étant présent à la réunion, sincèrement, je ne savais pas ce que j’avais non plus. Mon père et ma mère disent qu’ils ne savent faire rien que prier la source de vie. Mes frères et ma soeur disent qu’ils doivent connaître la cause de mes souffrances. J’ai quatre frères et une soeur qui sont tous des soldats en leur genre. Du plus grand, au plus petit, ils sont : Sadrac, David, Ronel, Jésou, Micko. C’est moi, l’avant dernier. Nous sommes tous du même père et de la même mère. Bref, ils m’emmènent à l’hôpital. Après tous les diagnostics, les analyses révèlent que je n’ai rien. Or, je suis à bout de souffle tellement que je souffre. Quand toute la famille est au courant de cela, Sadrac et David disent : “Nous déposons l’argent qu’il faut pour connaître la source de ses malaises.” Ronel dit : “À moi de jouer maintenant.” Jésou, un peu inquiète de mon état, garde le silence. Micko, l’un de mes frères avec qui je passe plus de temps, dit : “Nous punirons celui qui a fait ça, quel que puisse être son motif.” Je me sens rassuré car ma famille est unie, disons je me sens heureux puisqu’une famille unie est riche. La réunion prend une pause. Puis Ronel sort.

 

Mon père et ma mère, ne cessent de prier. Pendant que moi, je me sens tellement mal que l’on dirait que l’on est en train de me griller vivement. Ronel, l’homme qui ne dort pas nous appelle : “Il faut faire attention, c’est un certain Patrio qui veut finir avec lui pour une certaine Yalta.” Étonnés, nous gardons un long silence pendant que Ronel ne cesse de dire : “Allô ! Allô ! Vous me recevez ?” Sadrac prend la parole et lui dit : “Tu as assez d’argent, va consulter deux autres hougans afin que nous puissions nous rassurer qu’il s’agit vraiment de ce Patrio.” Ronel répond alors : “Entendu !” Puis il raccroche. En se rapprochant vers moi, David me dit : “Même si nous ne pouvons pas encore justifier que c’est vrai, est-ce que tu connais un certain Patrio ?” Je lui réponds positivement avec un signe de la tête. Micko, lui qui est très attaché à moi, dit : “N’est-ce pas ce Patrio qui habite tout près de nous ?” Je lui réponds : “C’est lui seul que je connais qui s’appelle Patrio !” Jésou prend la parole et dit : “Nous ne savons pas encore s’il s’agit de lui au juste.” Micko dit alors : “Oui, mais si c’est lui, sa tête est déjà dans mes mains.” Il ferme la bouche à peine que mon père dit : “Messieurs, aucune magie ne va pas rentrer dans ma maison.” Nous lui répondons tous : “Non, père !” Puis Sadrac s’adresse à moi : “Certes, nous ne pouvons pas encore justifier que c’est vrai, mais est-ce que tu connais cette Yalta dont on parle ?” En lui répondant positivement, ils disent tous: “Bon, ça semble être vrai.” Le même moment, Yalta m’appelle : “Bonjour Sul ! Comment tu vas mon héros ? J’ai beaucoup pensé à toi chérie. Je t’aime fortement Sully ! S’il faut que je me tue pour ton bien-être, je le ferai avec joie !” Sous la puissance de sa voix mélodieusement féminine, involontairement, des larmes coulent de mes yeux ! Le téléphone est sur haut-parleur, tout le monde entend, mes pleurs attristent toute la famille. Puis je lui réponds : “Je t’aime Yalta ! Il suffit que je t’entende seulement pour que j’aille bien.” Puis je lui fais un p’tit bisou tout en lui disant : “Je te sens dans mon sang trésor !” Sous un long silence provenant de son côté, je l’entends qui pleure. Alors je lui dis : “Si tu pleures mon amour, je pleurerai aussi ! Tu es mon espoir, ne m’attriste pas.” Elle me dit alors : “D’accord bébé, je t’aime trop !” Je lui dis que je suis très chanceux ! Elle me fait un p’tit bisou et je lui fais des p’tits bisous puis elle raccroche.

 

Tout juste après, Ronel nous appelle :”Messieurs, vous n’allez pas le croire. Les trois hougans, ils ont tous le même discours. C’est une question de Patrio qui veut lui tuer pour Yalta.” La cause de mes malaises étant confirmée, nous planifions une deuxième réunion qui se déroule dans la veille. David me dit d’inviter Yalta à la rencontre de demain. Tout de suite je fais l’invitation à Yalta. Elle est tellement contente qu’elle dit que demain est même trop loin. Puis Sadrac, David, Ronel et Jésou rentrent chez eux. Micko et moi restons à la maison, la maison de nos parents car nous n’avons pas encore notre propre foyer. Au cours de la nuit, mon père et ma mère, qui sont chrétiens, entendent soi-disant une chorale qui chante un choral. Ils se disent tout de suite que c’est leur église qui vient prier avec moi. Mon p’tit frère qui a un sens très mystique, trace un cercle dans sa chambre avec du sable de mer et du sel. Vite, il vient me chercher dans ma chambre, il me dit avec empressement : “Viens, viens!” Il m’aide à sortir de ma chambre puis il verrouille la porte. Avec rapidité, nous rentrons dans sa chambre qu’il verrouille également. Il me déshabille, il me met nu. Il me fait enlever même le caleçon. Puis il me guide et me fait rentrer dans le cercle. C’est comme si j’ai laissé mes malaises par dehors du cercle, je ne souffre plus. Il continue à faire quelque chose que je ne comprend pas que j’arrive à entendre la chorale sur la cour.

 

 On entend quelqu’un frapper à la porte qui se donne sur le balcon pendant que les autres continuent de chanter. Ma mère dit à mon père d’aller ouvrir. Celui-ci réfléchit un peu et dit à haute voix : “Qui est-ce ?” Une voix dit : “C’est nous, les membres de ton assemblée. Nous venons pour prier à ton garçon malade. Alors, mon père va ouvrir ! Il ouvre la porte ! Eh ! Il ne voit personne. Il sort sur la cour, encore il ne remarque pas même son chien. Ma mère, ne connaissant encore rien, lui dit : “Chéri, faites les rentrer.” Effrayé, il rentre tout seul. Plus effrayé que jamais, il regarde ma mère droit aux yeux sans arracher un mot. Celle-ci, plongée dans un océan de peur, tremble comme une branche ! Pendant tout ce temps, mon p’tit frère se met à brûler de l’encens. Mais la confrérie commence à se faire sentir à l’intérieur de la maison. Des cris d’oiseaux et des animaux, à l’intérieur de la maison, nous mettent des puces à l’oreille. Des choses spectaculaires, des choses jamais vues se déroulent sous le toit de mes parents.

 

 Moi, me sentant faible, je fixe Micko aux yeux. Son regard plein d’assurance, plein de victoire me fait reprendre confiance. Mon père se met à prier tout en récitant des psaumes. Ma mère court auprès de ma chambre, elle constate que la porte est verrouillée. Elle frappe fort à la porte au même degré que sa peur. Sans réponse, elle s’approche vers la chambre où je suis, celle de mon p’tit frère, et fait pareille. Nous ne répondons pas. Elle a grandement peur, elle court auprès de mon père. Elle est affaiblie, elle pleure. Pendant ce temps, le bruit crée le désordre total dans la maison. Mon père s’arrête de lire des psaumes qui sont, comme on peut le constater, sans agréation. La porte de la chambre où je me trouve ne reste rien pour qu’elle soit arrachée, démontée, brisée. Mon père regarde le toit vraisemblablement mais spirituellement, son regard se porte vers les cieux, et dit : “La source de vie, l’architecte somptueux, toi que je sers depuis mon enfance, s’il faut que je prenne dans ce piège, s’il faut que je perde mon garçon Sully Jévelt, là je ne conteste rien. Mais, si même un seul cheveu de sa tête ou un cheveu de la tête de l’un des membres de ma noble famille que tu m’as donnée doit se retirer de cette façon, alors là, je m’arrêterai de te servir. Je ne sais que prier, et je prie plus que mille fois, il n’y a aucun signe d’approbation. C’est une honte pour moi, et pour tes serviteurs de laisser le malin venir piaffer dans ma demeure, la demeure de ton serviteur. Seigneur, ne me laisse pas porter cette honte, sauve ton serviteur, sauve-moi. Ne me laisse pas seul ô source de vie. Fais-moi grâce au nom de Jésus. Amen.”

 

 Il finit de prier à peine qu’une lumière blanche éclaire toute la maison. La lumière nous éclaire tellement qu’on dirait que le toit était divisé en deux pour donner place à la lumière. Mon père sourit, il se sent fort. Ma mère reprend confiance. Micko garde la tête froide. Me voilà alors très confiant car je sens que la force divine est derrière moi. Comme le bruit continue de régner dans la maison, le doute m’envahit. Je ne crois plus que la lumière était divine. “Père saint, dit mon père à la source de vie, si cette lumière est le signe de ta présence, qu’attends-tu pour agir ? Fais régner l’ordre dans la maison que tu m’as donnée. Que l’ennemi soit recouvert de honte. Que la victoire soit à ton serviteur seigneur !” On dirait que le porteur de cette lumière attendait les paroles de mon père pour agir… Tout juste après, nous entendons quelqu’un donner un méchant coup de bâton à un autre. Puis, les sons qu’on entend ensuite ressemblaient à quelqu’un qui fouette des animaux cruellement. On entend toute une multitude de pieds qui courent tout en criant. Et Le bruit cessait. Puis la lumière disparaît.

 

► Mon p’tit frère comprend bien, il me fait sortir du cercle. Pauvre malheureux, moi qui ne pouvais plus rester debout… Je m’habille. Il ouvre sa porte et sort avec moi. Mon père et ma mère nous serrent dans leurs bras. Ma mère, envahie de joie, laisse sortir des pleurs de joie. Mon père regarde le toit à nouveau et dit : “Haha! Toi seigneur qui contrôle tout, qui pourra se dresser contre toi ? Tu donnes à l’ennemi une leçon qu’il n’oubliera jamais. Tu es le tout-puissant, tu es mon Dieu, c’est toi que je connais comme celui qui délivre de tout. Mon coeur te bénit. Que toute ma famille continue à te bénir.” Puis, ma mère me baise sur le front puis elle me dit : “Comment tu te sens mon chéri !” Hélas, moi qui sens encore les mêmes symptômes qu’auparavant… Sans m’attendre répondre, mon père dit : “Quelle que soit la façon tu te sens mon fils, tu t’en sortiras avec Dieu !” Je lui réponds alors : “Oui, père !” Et toi bébé, dit ma mère à Micko, ça va chéri ? Micko lui répond : “Oui, mère !” En regardant l’horloge, je vois qu’il est deux heures. Nous nous mettons au lit ! Sentant que mes malaises augmentent, je ne peux pas dormir. Il est 4 heures à peine que j’attends déjà avec impatience la réunion de mes frères qui se déroulera à 7 heures. Je suis impatient de voir qu’ils finissent avec Patrio, lui qui veut finir avec moi pour Yalta.

 

SULLY JÉVELT

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