186 millions de gourdes environ ont été dépensés pour les trois jours Gras du carnaval national 2018, sans compter ceux effectuées dans d’autres villes du pays. Quels sont alors les bénéfices ?
Parallèlement, des prisonniers, dans le plus grand centre carcéral du pays passent de vie à trépas, faute de nourritures et de soins médicaux.

Pendant que les marchés continue à être incendier sans trouvé les coupables, les services de base des hôpitaux ne fonctionnent pas, car les fonctionnaires ne sont pas rénumérés. Les écoles publiques sont en difficulté, en gros, le trésor public n’a pas de quoi satisfaire ses dépendants.

Avec des sonorisations extravagantes, les chars bien décorés, les parties intimes de nos jeunes filles exposées, des propos malsains de certains artistes envers d’autres ou à l’ endroit des journalistes, ce carnaval ne fait qu’emporter ce que nous avions comme valeur. Et les gens, innocents, s’en​ livre  à corps perdu.

Si le carnaval c’est le défoulement, l’exposition de la couleur locale, un moyen de gagner de l’argent comme c’est le cas au Brésil, celui d’Haïti semble être loin digne de ce nom. Les réflexions portent à se demander » pourquoi des parents ont peur d’emmener leurs enfants au carnaval en Haïti ?  »
Les raisons peuvent être diverses : insécurité, mauvais propos, etc… Pour nous autres haïtiens, cette période devrait avoir une autre mission : trouver des pistes, des suggestions de la part des artistes pour mettre le pays sur le chemin du développement.

Mais de préférence, elle​ nous donne l’occasion de dénombrer des blessés, des morts, d’enregistrer des grossesses non-désirées et un déficit pour l’état central.

Suffrard Robenson journaliste
Suffrard Robenson journaliste

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