De nombreuses études le confirment : le désir, cette pulsion de vie contribue à notre longévité. Tout simplement parce que le plaisir de faire l’amour rend heureux, et que l’état de félicité est excellent pour le système immunitaire. Le plaisir physique, source d’énergie, favorise un meilleur équilibre hormonal. L’explosion des endorphines dans le cerveau au moment de l’orgasme crée cette sensation d’euphorie, puis de bien-être : calme, réduction du stress et de l’anxiété et sommeil récupérateur à la clé.

 

L’hormone du câlin

L’hormone qui nous met dans cet état et nous rend accro l’un à l’autre, c’est l’ocytocine. Boostée par les caresses et les baisers, elle atteint son maximum dans le sang au moment de l’orgasme. Bien connue pour déclencher l’accouchement et développer l’attachement mère-enfant, l’ocytocine joue également un rôle dans la protection contre le cancer du sein. Libérée par la stimulation des mamelons lors des échanges sexuels, elle aiderait à éliminer les éléments carcinogènes des glandes mammaires. « Une étude a démontré que les femmes dont la poitrine est régulièrement caressée pendant les échanges sexuels sont mieux protégées du cancer du sein, explique Sylvain Mimoun gynécologue, et sexothérapeute. Faire l’amour booste la circulation générale et locale. Des relations sexuelles régulières abaissent ainsi les risques de phénomènes inflammatoires qui font le lit des cancers et des maladies cardio-vasculaires. En cas d’abstinence, il est donc conseillé de se caresser. »

 

Les hommes aussi concernés

« Du côté masculin, une étude américaine, réalisée sur 30 000 hommes et confirmée par une étude australienne, montre que des éjaculations fréquentes abaissent le risque du cancer de la prostate », explique Frédéric Saldmann, cardiologue, nutritionniste et auteur de La Vie et le temps (J’ai lu, “Poche”). Les statistiques sont plus que précises : à partir de douze éjaculations mensuelles la prévention devient significative et vingt et une éjaculations par mois réduisent ce risque d’un tiers. En effet, le massage prostatique effectué lors du rapport et l’émission de sperme contribueraient à éliminer les cellules carcinogènes. Et il réduirait aussi les microcalcifications qui s’accumulent dans la prostate. Là encore, les études soulignent qu’en l’absence de rapports sexuels, la masturbation protège la prostate.

 

Les besions du Coeur

À la trappe l’idée que l’activité sexuelle est dangereuse pour le coeur. Au contraire. Chez les femmes c’est l’abstinence, mais aussi l’insatisfaction qui augmenterait les risques d’infarctus du myocarde. Chez les hommes, selon une étude de l’université de Bristol, le risque de mortalité cardio-vasculaire est divisé par deux pour les amateurs de plaisir sexuel. Excellent exercice physique, l’activité sexuelle augmente la fréquence cardiaque, élimine les toxines par la sueur et tonifie les muscles.

Mais faut-il vraiment comptabiliser les échanges sexuels, pour s’assurer santé et longévité ? « On peut avoir l’orgasme triste, purement électrique, sans aucun sentiment de plénitude et de réalisation, deplore Alain Héril psychothérapeute et sexothérapeute. Ce qui fait l’alchimie d’une sexualité épanouie, ce n’est pas la quantité, mais la qualité de nos échanges. » La sexualité qui équilibre corps et esprit est avant tout affaire de désir. « Et c’est ce désir, sexuel ou non, qui est fondamentalement réparateur », insiste le psychothérapeute.

 

L’ équilibre par la créativité

La sublimation, la capacité de réinvestir son énergie sexuelle dans une activité créative peut être une excellente solution à l’absence de sexualité. Exercice physique ou artistique, danse, écriture, théâtre etc. « Plus on va prendre du plaisir dans une création, avec du partage et des échanges, plus le désir, sexuel ou non, va se renforcer et nous rééquilibrer intérieurement », souligne Alain Héril.

« J’ai traversé des périodes d’abstinence liées à une absence de partenaire, confie la comédienne et vidéasteMyrtille Chartuss. Mais j’en ai souvent profité pour démarrer de nouvelles créations. Dans ces moments de forte créativité, je n’ai pas souffert de solitude sexuelle. Au contraire, j’étais dans la stimulation des projets. »

Abandonnée par son mari, dépressive, Sylvie ne voulait pas rencontrer d’autres hommes. Mais elle a senti que quelque chose en elle voulait éclore et elle s’est mise à l’aquarelle. Lors de séances avec son groupe, elle a pu décrire « des moments d’émotions proches de sensations de plaisir sexuel ». Bien sûr, on n’a pas d’orgasme en peignant !

Quoi que… Mais Sylvie a pu faire plus facilement le deuil de son ancienne relation. Autre excellent moteur du désir, le théâtre amateur qui engage le corps, l’imagination et la créativité. Sur scène, on ne voit pas ce qu’on fait, mais on est accrédité par l’autre. Quelqu’un vous regarde. Et voir dans d’autres yeux qu’on est apprécié, cela renarcissise. C’est le fondement même du désir.

 

On voudrait parfois nous faire croire que pour être un bon amant, ou une bonne maîtresse, seules des connaissances techniques sont nécessaires. C’est faux bien sûr ! Car l’amour, on le fait d’abord avec ce que l’on est, bien avant de le faire avec ce que l’on sait. C’est pour cela qu’être à l’aise avec la sexualité, pouvoir la laisser s’exprimer simplement en phase avec son corps et ses affects est tellement important. Ce test vous aidera à comprendre où vous en êtes avec votre sexualité.

 

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