Des négociations doivent se poursuivre sur plusieurs jours avant la publication des circulaires d’application du décret exigeant que les prix des produits soient libellés en gourde. L’appel au dialogue a été lancé par les membres du Forum Economique du Secteur Privé (FESP) la semaine écoulée.

Les responsables de plusieurs associations patronales et chambres de commerce s’étaient dits étonnés du décret adopté lors d’une résolution du conseil des ministres.

Préoccupés les hommes d’affaires ont insisté sur la nécessité de prendre en compte les particularités de chaque secteur.

L’appel a reçu un écho favorable auprès du gouvernement. Le porte parole de la Présidence, Lucien Jura, accorde une grande considération à la requête des hommes d’affaires. Il donne l’assurance que les leaders du FESP auront la possibilité de s’entretenir avec la plus hautes autorités de l’Etat.

M. Jura a fait valoir que pour certains secteurs le décret relatif aux prix des produits libellés en gourde est déjà en vigueur. De l’avis de M. Jura la décision des autorités visent à empêcher une trop forte pression sur la gourde.

De son coté le président de la chambre des députés, Gary Bodeau, a jugé utile qu’un moratoire soit pris sur la décision. La décision ne peut être appliquée rapidement, il faut un dialogue parce qu’il y a déjà des spéculations, dit-il rappelant que la Constitution stipule que la monnaie nationale est la gourde.

Il n’y a rien de nouveau puisque la loi de 1989 prévoit que les prix doivent être libellés en gourde, tranche le député de Delmas.

Plaidant pour des négociations entre le gouvernement et le secteur privé le député Bodeau a rappelé que les importations du pays en 2017 étaient supérieures à 4 milliards de dollars américains.

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