On parle de plus en plus ces jours ci, des Haïtiennes et des Haïtien qui sont expulsés du Chili. Mais on a tendance à oublier que ces expulsions étaient prévues. Il n’y a pas de surprise.
D’abord, monsieur Jovenel Moïse est installé comme le président de la république d’Haïti, en fevrier 2017. Pour tout premier geste en matière de poitique migratoire, il rencontre en mars 2017, la Présidente chilienne, Michèle Bachelet qui est en fin de mandat dans son pays. A deux, ils abordent , ce jour-la, dit-on, des themes comme la participation chilienne a la minustha (de lepoque), l’armée, l’environnement, l’éducation et la migration haïtienne au Chili, pays émergent devenu un véritable eldorado. Certes.
Ce 27 mars 2017 , alors qu’on a deja plus 44000 haitiens installes au chili, selon le Nouvelliste, les 2 chefs d’État signent donc un accord sur l’immigration des jeunes de notre pays au chili permettant ainsi, à nos jeunes d’entrer au Chili, de s’integrer tant a l’université , qu’au quotidien etc.

Mais, ensuite, ce que le President haïtien Jovenel Moïse n’a pas vu (ni prevu) ce 27 mars 2017, c’est que les élections présidentielles au Chili, étaient bel et en perspective, prévues pour la période du 19 novembre 2017 au 17 décembre 2017.
Michèle Bachelet pour la gauche affronterait alors un milliardaire de 68 ans, Sebastian Pinera qui avait toujours prévu durant sa campagne électorale de refouler les Haïtiens chez eux, si lui, il est élu à ces élections tenues la même année ou l’accord est signé.

Déjà l’accord en soi est cruel pour Haiti. Il porte sur le départ des jeunes de leur pays (Haiti) alors qu’en Haiti que ces jeunes doivent fuir, sur une population de près de 10 millions d’habitants, plus de la moitié de cette population est âgée de moins de 21 ans. Les gens de 15 ans à 64 ans représentent 59 % de cette population ou les personnes de 65 ans ne sont reperes dans les recensements, qu’à seulement 5 %.
Ainsi dit , ainsi fait, un départ massif des jeunes, comme l’avait prévu l’accord de 2017, c’est le sang même du pays qui s’en va en quantité et en qualité ailleurs. Le pays se vide de son énergie propre , de sa substance, de sa substantifique moelle comme à dit Montaigne au 16e siecle; la jeunesse.
La réalité du monde aujourd’hui n’est plus la même sur les questions migratoires. La France pour ces raisons durcit ses positions sur l’immigration. Les États Unis de monsieur Donald Trump, pour y entrer, desormais, c’est devenu un casse- tête chinois. L’Amérique latine, en tournant a droite, durcit aussi le ton sur la migration. Le Chili d abord. Il donne le ton et snobe les pays qui n’avaient jamais compris qu’on peut sortir en effet d’une dictature sanglante et sanguinaire comme nulle autre ailleurs, comme nulle autre d’ailleurs au pays de Pinochet, pour entrer résolument dans la voie royale du developpement. C’est un sacrifice de peuple et d’elites. Tandis que chez nos voisins dominicains, leur obsession, ce sont les Haïtiennes et les Haïtiens dont la migration est qualifiée de toxique même par des éléments de l’eglise dominicaine qui perdent visiblement leur sang froid.
Donc, aujourdhui, toute politique migratoire doit prévoir (bizarrement) d’éduquer son peuple pour qu’il ne soit pas un fardeau ailleurs.  » Angelina chita kay manman ou » nous dit la chanson populaire traditionbelle haitienne. Mais surtout, il faut apprendre a gouverner son pays , pour que son peuple puisse paradoxalement y vivre. La migration est devenue un revers, un envers d’elle même. Eduquez vous, avant de prendre l’avion, avant de prendre la mer, ou le train. Eduquez vous. Dans le cas contraire, restez chez vous. Au lieu de chercher la vie, Vous risquez d’aller a la boucherie.
Ceci étant dit, tout le monde doit penser à partir, un jour ou l’autre, si c’est pour sauver sa peau et celle de sa famille. Mais alors, préparez vous au moins en termes de comportements divers sur vous memes et sur la vie des autres. Il y a une manière d’etre soi même, autant il y a une toute autre manière manière d’etre avec les autres…Or, partir, cest aller à la rencontre des autres. Cela, non plus, Monsieur Jovenel Moise ne l’avait pas prévu ainsi , dans son accord de mars 2017 sur l’immigration des jeunes de son pays, au Chili.

Pradel Henriquez
8 mars 2018

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