L’égalité est un droit fondamental de la personne humaine quelque soit son sexe, ses origines, sa culture et sa religion.

Selon l’article 2 de la Déclaration Universelle des Droits des Humains, adoptée en 1945: «chacun peut se prévaloir de tous les droits et toutes les libertés, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation».

En effet, partout à travers le monde le 8 Mars est considéré comme la journée internationale des droits de la femme tout en mettant au premier rang la lutte pour leurs droits et notamment pour la réduction des inégalités par rapport aux hommes.

À rappeler l’origine de cette journée s’ancre dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, qui agitaient l’Europe et le monde occidental, au début du XXe siècle .

Cette année la journée internationale des femmes est célébré sous le thème : « Féministes tant qu’il le faudra! »

Pour certains, il est ainsi aberrant que l’on réduise, et banalise ces violences faites aux femmes surtout dans un pays comme Haïti avec des appellations et slogans réducteurs de cette journée du 8 mars. Comme si leur souhaiter « bonne fête », Ou prononcer des beaux discours à leur égard ou leur offrir des fleurs allaient atténuer leurs souffrance.

Dès lors comment comprendre la situation dans laquelle elles se trouvent ?

La discrimination et la violence à l’endroit des femmes sont bien une réalité dans notre pays, les violences sexuelles, les mariages forcés, les bas salaires, la domesticité, la violence verbale etc .
Selon une étude, plus d’une femme sur trois a été violée ou victime d’abus sexuel ou de mauvais traitements au moins une fois durant sa vie.

De ce fait , l’heure n’est plus aux discours, ni aux fleurs pendant une journée mais à une prise de conscience, un spasme général pouvant conduire à la mise en place de lois visant la protection de la femme non pas pour son statut de femme mais parce que d’abord c’est un être humain qui doit être traité en égal de l’homme. Que pouvons-nous y faire? Il nous faut exiger un système pouvant prévenir mais aussi punir ces dérives. Évidemment, les lois ne peuvent agir seules, car ce respect et cette égalité auxquels nous avons droit, interpellent un changement de méthode dans notre société.

Se serait mieux de ne pas confondre mesdames et messieurs, le 8 mars à la Saint Valentin ni même à la fête des mères. Le 8 mars n’est ni une fête ni un hommage, mais une journée de lutte pour les droits des femmes, lutte pour la dignité de la femme demain, en guise de fleurs, de souhait événementiel Abandonnez plutôt ces stéréotypes et battons-nous ensemble, main dans la main, pour l’équité et la dignité humaine .

Le 08 Mars c’est toute l’année !

Pierre Kevin

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