L’épineux dossier du rapport de la gestion des fonds de Pétrocaribe provoque une paralysie du Sénat haïtien. Plus d’un mois après le transfert du rapport Pétrocaribe à la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA), le président du Sénat, Joseph Lambert confronte à toutes les peines du monde pour organiser une séance plénière.

Une troisième tentative a échoué hier en raison de l’hostilité entre les sénateurs modérés et ceux de la majorité.

De nouveaux échanges, pour le moins vigoureux, ont eu lieu entre les sénateurs Kedelaire Augustin et Jean Renel Sénatus, chefs de file des deux groupes. Les deux blocs formulent des revendications irréconciliables. Le bloc présidentiel expriment leur satisfaction de la publication, dans le journal Officiel Le Moniteur, de la résolution transférant le rapport de la commission à la Cour des Comptes tandis que les modérés et l’opposition radicale exige que le Sénat se dessaisisse d’un dossier déjà traité par les tribunaux.

M. Sénatus soutient que les juges de la Cour des Comptes n’ont d’autre choix que de renvoyer le dossier qui n’a pas été soumis par la commission bicamérale de décharge mais par la commission éthique.

Dans le même temps les sénateurs modérés et de l’opposition se réjouissent qu’un juge instructeur ait été nommé suite aux plaintes déposées dans des affaires liées au dossier Pétrocaribe.

Le président du Sénat minimise l’impact de l’impossibilité d’organiser des séances plénières rejetant l’idée que le Grand Corps soit en crise. Il souligne que des sénateurs sont en mission à l’étranger et que les commissions permanentes poursuivent les auditions.

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