Des jeunes de La Saline ont volontairement remis une dizaine d’armes à feu, de chargeurs et de cartouches à la PNH. C’est la fondation Lukson Janvier qui a facilité cette remise déroulée au marché de la Croix des Bossales en présence notamment des responsables du commissariat de Port-au-Prince, de la Police communautaire et des juges de paix. Une initiative saluée par les forces de l’ordre.

« Il s’agit de la résultante d’un dialogue franc et permanent entre la fondation Lukson Janvier et des jeunes armés la saline », se réjouit le président de la Fondation, un ancien candidat à la députation pour la 1ère circonscription de Port-au-Prince.

Depuis un certain temps, le régime du président Jovenel Moïse peine à garantir un seuil minimal de sécurité. Sur plusieurs points du territoire, particulièrement au niveau de la zone métropolitaine de Port-au-Prince, les gangs armés, souvent chevillés à des parrains politiques, terrorisent, volent, défient et narguent les responsables de l’Etat préposés à la sécurité publique.

« Cette initiative est un début, nous espérons d’autres organisations feront de même à leur tour, nous croyons fermement que nous allons les influencer vers cette démarche » croit savoir le président de la Fondation.

La police communautaire dit saluer cette initiative de la Fondation Lukson Janvier. « La question de désarmement devient désormais une nécessité pour le pays », selon le responsable adjoint de cette unité de la PNH.

L’inspecteur Jhimmy Francois indique que la police est prête à accompagner et s’impliquer à fond dans les processus de désarmement au niveau de certains quartiers de non-droits. Toutefois, l’officier de police exhorte l’État haïtien à jouer sa partition, notamment dans le volet de réinsertion.

En 2004, le feu René Préval, en trois mots « poze, depoze, repoze », avec le CNDDR (Commission nationale de désarmement, démantèlement et réinsertion), la PNH et la MINUSTAH, s’est attaqué à cette situation assimilable à un quasi guérilla urbaine après le renversement de Jean-Bertrand Aristide.

Plus d’une décennie après, avec la prolifération des gangs armés la situation s’intensifie.

La Commission Nationale de Désarmement, Démantèlement et Réinsertion d’alors avait permis de récupérer un peu plus de 300 armes dont des fusils d’assaut.

Avons-nous la volonté politique de ramener la paix dans certaines zones réputées dangereuses ?

Banacheca Pierre

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