Le chef de l’état haïtien, Jovenel Moïse, ne veut plus accuser les autorités judiciaires mais insiste sur la nécessité d’une saine distribution de la justice. Une semaine après le refus des membres du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) de répondre à son invitation au dialogue, le président Moïse se montre plus conciliant encourageant les magistrats à juger et condamner les criminels appréhendés par les forces de l’ordre.

Les magistrats ne décolèrent pas suite aux déclarations du chef de l’état relatives à la nomination de 50 juges corrompus dans le système.

Cette fois le président Moïse vante l’importance du pouvoir judiciaire n’hésitant pas à le qualifier de pouvoir le plus important.

Déplorant la libération de certains auteurs présumés d’acte de violence la semaine écoulée à Mirebalais, le chef de l’état a insisté sur la nécessité pour que les bandits appréhendés soient condamnés. La justice élève une nation mais l’injustice est l’opprobre du peuple, a dit le président Moïse citant un texte de la Bible dans son intervention à l’occasion de la formation d’une nouvelle unité de police chargée du contrôle de la zone frontalière.

S’il n’y a pas de justice l’anarchie règnera, prévient M. Moïse se disant confiant dans le système judiciaire de son pays.

S’il attend un sursaut des membres du système judiciaire, le président Moïse se réjouit du dynamisme des autorités policières. Il soutient que l’action des forces de l’ordre doit être appuyée par le système judiciaire pour qu’elle soit efficace.

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