C’était une foule en liesse qui était parti à la rencontre de Anel, présumé chef de gang, activement recherché par la police. Ces manifestants se sont rendus au fief de Anel en signe de solidarité.

Anel était dans son retranchement, les protestataires lui ont rejoint et il a tenu ces propos.

« Le président doit assumer ses responsabilités, il doit écouter les voix de la raison, si non il sera obligé de partir conformément aux voeux des citoyens » souligne Anel.

Depuis ce 7 février 2019, Port-au-Prince vit une situation de tension, même le voisinage du Palais national n’est pas épargné. Le centre-ville est impraticable. Des rafales d’armes automatiques sont entendues un peu partout à travers la capitale.

Cela fait 4 jours que le pays est en mode «lock», le président Jovenel Moïse, poussé par les forces de la rue qui connaît la vie chère et des promesses non tenues, semble perdre de l’emprise sur la situation. Son intervention, au palais national, en marge d’une rencontre avec des importateurs de riz pour discuter d’un mécanisme pour faire baisser le prix de cette céréale, n’a pas calmé les ardeurs. Le président, affaibli, n’a pas flanché sur un point, la durée de son mandat constitutionnel de cinq ans. Il a écarté l’idée de démissionner.

“Viv ARNEL, Aba Jovenel”, scandent les manifestants!

 

Banacheca Pierre

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