Les activités étaient au point mort pour la deuxième journée consécutive au niveau du tribunal de première instance de P-A-P. Les greffiers du parquet de P-A-P ont observé leur 2e journée de grève en signe de protestation contre l’agression physique subie par le greffier en chef Wilbert Rhau de la part du directeur départemental de l’Ouest de la PNH. En quête de service ce jeudi, des justiciables ont dû rentrer bredouille.

Cette grève survient après une vive tension mettant en scène le directeur départemental de la police nationale d’Haïti, Berson Soljour et le greffier en chef du Parquet de Port-au-Prince lors de l’audition par le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince Me Clamé-Ocname Daméus du militant politique Schiller Louidor.

Ce jeudi, toutes les activités étaient paralysées au parquet de P-AU-P pour forcer l’application des sanctions disciplinaires par la direction générale de la PNH contre quelques agents impliqués dans cette affaire.

Préalablement, soit le 2 octobre dernier, trois avocats ont été victimes de menaces de mort et de tentative d’assassinat avec commencement d’exécution d’un agent du,, CIMO, Matador Jimmy. Le 4 octobre de la même semaine, deux autres avocats Réginald FEVRY et Jerry PÉTIOTE circulant en voiture privée auraient été agressés physiquement par deux policiers affectés au commissariat de Delmas 33.

Questionnés par les journalistes, quelques avocats présents ont fait savoir que leur présence dans l’enceinte du parquet s’inscrit dans le cadre d’une démarche visant à surveiller à ce que des confrères avocats ne soient pas présents pour plaider clandestinement. Ils exigent la révocation immédiate du commissaire du gouvernement qui a qualifié le dossier de «faits divers».

Dans le département de l’Artibonite plus précisément à Saint-Marc, les greffiers ont aussi observé un arrêt de travail dans le but de se solidariser avec le greffier en chef du parquet de Port-au-Prince victime d’agressions de la part du directeur de la DDO. Alors que selon le secrétaire général de l’Association des greffiers haïtiens, les assises criminelles devaient débuter ce jeudi à travers diverses juridictions du territoire national.

RICHEMOND Johnson

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