12 janvier 2010 a été l’une des pires journées vécues par les Haïtiens vivant à Port au Prince et dans les villes touchées par le terrible séisme. Huit ans après, le pays souffre toujours des séquelles du tremblement de terre qui a tué plus de 200.000 habitants.
Questionnée sur les dégâts causés par le tremblement de terre 8 ans après Jeanne Gaëtan se souvient de la mort de ses filles comme si c’était encore hier.Plus de 200.000 personnes ont été tuées lors de la catastrophe.
Tiraillée par la peur qu’un autre séisme vienne à nouveau ravager le pays, Jeanne est mécontente de la gestion post-séisme et de l’incapacité des autorités à aider les victimes à surmonter leurs problèmes jusqu’à aujourd’hui.
Résidant dans un quartier, insalubre, allongée à même le sol à l’entrée d’une petite maison construite en bois et recouverte de tôle, Jeanne raconte les péripéties vécues ce 12 janvier 2010. La perte de ses 4 filles, sa maison et son commerce emportés.
Dégoutée par les promesses non tenues des autorités, elle a tenté à plusieurs reprises de mettre fin à sa vie.
A l’image de Jeanne, Eric Jean, âgé de 58 ans, a tout perdu. Il énumère, les amis, parents et une maison de 3 étages avec des locataires.  Aujourd’hui il ne possède plus rien à part le terrain où était érigée la maison encore jonché de décombres.
 » Je n’ai jamais cru que l’état nous aiderait, mais j’avais gardé l’espoir qu’après 8 ans, ma vie allait s’améliorer. Je souffre beaucoup, je mange très mal et je n’ai personne à qui réclamer un morceau de pain. Si la voisine d’à côté ne m’envoie pas de la nourriture alors je dors le ventre vide », a déclaré Eric.
8 ans après le passage de ce tremblement de terre, certaines personnes souffrent toujours de ses séquelles. Certains essaient d’oublier mais n’y arrivent pas. D’autres font semblant d’avancer pour survivre.
Après plusieurs visites dans des quartiers de la capitale, aucun effort n’a été consenti par les autorités car la majorité des victimes vivent dans des situations déplorables.
12 janvier 2010, un séisme de magnitude 7.3 a ravagé la capitale et ses environs tuant un nombre incalculable de personnes et détruisant des édifices publiques dont le palais national et la cathédrale toujours non reconstruits.
Esther Versière
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