Ce lundi 1er janvier 2018, an 214e anniversaire de l’indépendance d’Haïti, sur la tribune officielle érigée à l’angle des rues Fabre Geffrard et Christophe, aux Gonaïves le Chef de l’État Jovenel Moïse a adressé un message à la population sur la Place d’Armes de la ville.

La journée a commencé par le levé du drapeau, le dépôt d’une gerbe de fleurs au pied des monuments de la Place d’armes, en mémoire des héros de l’indépendance, puis à la Cathédrale du Souvenir des Gonaïves s’est déroulé la messe solennelle suivie du Te Deum. Ensuite les militaires des Forces Armées d’Haïti (FADH), des agents de la Police Nationale d’Haïti (PNH), la fanfare nationale ont offert le défilé traditionnel en l’honneur des Héros de l’indépendance, après le défilé divers personnalités sont intervenu depuis la tribune officielle avant le Président Jovenel Moïse.

Extraits du message du Président Jovenel Moïse :

« […]

ici aux Gonaïves, un jour comme aujourd’hui en 1804 sur la Place d’Armes dans la villes des Gonaïves nos ancêtres […] ont corrigé cette balance [l’esclavage], ils ont fondé Haïti.

[…] l’histoire d’Haïti nous montre clairement que lorsque le peuple croit en une idée et qu’il s’engage à se battre pour elle, il n’y a pas de sacrifice qu’il ne va pas faire pour la réaliser, rien ne peut l’arrêter […]

C’est lorsque nous améliorons notre héritage pour le transmettre à nos enfants, dans de bonnes conditions que nous pouvons dire que le pays est véritablement indépendant. Nous avons fait l’indépendance politique qui est très bonne, aujourd’hui nous sommes une Nation, aujourd’hui nous sommes un peuple mais les grandes batailles de l’indépendance économique, c’est pour celle-ci que nous devons nous unir […] cette idée d’indépendance c’est une idée qu’il nous faut rentrer dans nos têtes pour retirer le pays de sa situation actuelle.

[…]

De 1804 à aujourd’hui […] nous devons nous questionner sur ce que nous avons fait de l’héritage de nos ancêtres, ce que nous avons fait du pays, ce que nous avons décidé de faire avec. Est-ce que nous avons prit confiance d’où sommes nous et d’où nous voulons aller ? […] Les enfants de 1804 de doivent pas avoir peur de la vérité. Je le dit en vérité, où la Nation se trouve aujourd’hui elle ne peut pas y rester, où nous sommes aujourd’hui ne nous ressemble pas, ce n’est pas notre place, où nous sommes ce n’est pas cela que Toussaint Louverture, Jean Jacques Dessalines, Henry Christophe, Alexandre Pétion, Capois LaMort, Capois… voulaient pour le pays, ce n’est pas pour cela qu’ils ont sacrifié leur tête.

Le rêve est dans l’impasse depuis trop longtemps, les conflits, la jalousie, la division nous ne pouvons pas continuer avec ça.

La vie a dormi trop longtemps dans le carrefour du danger, misère, corruption, division, corruption, insécurité sont présent depuis trop longtemps dans la société.

Notre ennemi aujourd’hui c’est nous même, il est parmi nous, il est dans nos cœur, c’est parce que souvent nous ne voulons pas respecter les règles du jeu, c’est parce que souvent nous ne voulons pas respecter nos frères et sœurs à nos côtés, c’est parce que souvent nous ne voulons pas respecter comment l’autre pense, c’est parce que souvent nous ne voulons pas respecter la loi.

L’héritage est menacé, qu’avons décidé de faire avec le pays ? Sommes-nous prêt à relever les nouveaux défis ? Sommes nous déterminé à faire émerger notre pays, émerger l’économie de notre pays ? […] »

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