Dans son dernier rapport annuel sur la situation générale des droits de l’homme en Haïti, l’Action internationale pour les droits humains (AIDH) est critique vis a vis des autorités haïtiennes.

 

Selon les dirigeants de l’AIDH en 2017 plusieurs agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) avaient été coupables de bavures et avaient participé à des exactions.

 

Le rapport indique que les citoyens n’ont pas confiance en la force publique. Tout en faisant état d’améliorations apportées par la hiérarchie de la PNH, l’AIDH estime qu’elles « sont faibles et presque non visibles à côté de celles attendues. »

 

L’AIDH recommande aux autorités gouvernementales et policières de poursuivre le processus d’épuration de la PNH. « Que le gouvernement prenne des engagements fermes devant la nation haïtienne et la communauté internationale en vue de combattre la corruption qui ronge les institutions régaliennes du pays et ceux du secteur privé ».

 

En ce qui a trait à la situation dans les centres carcéraux l’AIDH juge que la sitution est inquiétante. « La détention préventive prolongée reste un fléau », précise le rapport ajoutant que l’appareil judiciaire alimente l’impunité.

 

L’État doit renforcer et dynamiser le CSPJ en lui fournissant les moyens de fonctionnement nécessaires, précise le rapport de l’AIDH mettant l’accent sur des thèmes importants tels la migration et la remobilisation de l’armée.

 

Les responsables de l’AIDH recommandent au gouvernement haïtien de « Travailler à la réalisation des droits sociaux, économiques et culturels de la population haïtienne, de lutter contre la fuite des cerveaux en créant des emplois et de se pencher sur le problème d’alimentation des prisonniers et leurs conditions de vie inhumaine ».

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