Plusieurs écoliers issus de différents lycées de la capitale ont envahi le béton ce vendredi 12 octobre pour exiger la réparation de leurs établissements scolaires détruits lors du tremblement de terre du 12 janvier 2010.

Après la destruction de plusieurs lycées pendant le passage du séisme en 2010, les établissements détruits n’ont jusqu’à date reçu aucune réparation ou reconstruction. Les élèves sont toujours entassés comme des sardines, l’espace ne répond pas vraiment les normes pouvant accueillir les écoliers. Face à cette situation, ce vendredi vers les 10 heures du matin, plusieurs lycéens dont des élèves du Lycée Daniel Fignolé, Marie-jeanne, Lycée Pétion ont foulé le macadam pour exprimer leur frustration face à cette situation critique que confronte ces établissements publics.

« Yo ap gaspiye lajan epi nou menm nap pran kou anba pwela, vye twal sal. Dèfwa lè chalè a twòp gen timoun ki endispoze. Anga yo fè yo pa te reponn pou fè 8 tan ap desèvi. Griyen dan gen lè l, nou bouke. Nou fache lè n tande kòb nèg yo ap boule, kòb ki boule nan petwokaribe, kòb ki boule nan koze transfè dyaspora, epi yon ti reparasyon yon lekòl nèg yo pa ka ba nou. Nou nan lari a pou’n mande rekonstwi lise yo. Nèg yo mechan e yo ranse, pifò te pase nan lise » Lance un élève du Lycée Daniel Fignolé.

Dans plusieurs artères de Port-au-Prince, les élèves protestataires ont dénoncé les dilapidateurs du fond Petrocaribe. Sur tout le parcours ils chantent à coeur joie « Yo boule lajan petwokaribe a, yo pa konstwi lise yo ».

Ils ont parcouru devant les locaux de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif, le Palais National. Leur destination finale était devant le bâtiment du Parlement qui, selon eux, est l’unique institution pouvant voter le budget de la république, un budget qui doit pencher sur la reconstruction des lycées, selon les écoliers.

Dimitry Charles

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