Le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU a indiqué qu’en 2017, le plus bas nombre de cas suspects de choléra annuel a été enregistré depuis le début de l’épidémie en 2010 grâce à une réponse efficace et coordonnée des acteurs, la prise en charge et un système de surveillance épidémiologique. Cette situation a permis d’atteindre une incidence de 1,12% à la fin de l’année, plus proche de l’objectif de 0,1% fixé pour fin 2018, précise un communiqué de l’OCHA.

Au cours du mois de décembre, 776 cas ont été signalés et le total annuel est de 13 681 cas suspects de choléra et 159 décès, soit une baisse respective de -67% et -64% en comparaison avec 2016.

Le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) a travaillé en étroite collaboration, tout au long de l’année, avec les 13 EMIRAs du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) et les techniciens du département de réponse aux urgences de la Direction Nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement (DINEPA), supportant environ 57 équipes mobiles d’ONG.

Parallèlement, dans les zones de flambées, l’OPS/OMS et les partenaires santé ont apporté un appui au niveau national et départemental pour renforcer la capacité du MSPP dans la surveillance épidémiologique et les investigations de flambées. De plus, une nouvelle campagne de vaccination a été réalisée au mois de décembre 2016 dans la commune de Mirebalais bénéficiant à environ 90 000 personnes dans cette zone de persistance prioritaire.

Toutefois, le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU soutient que le choléra reste une maladie hautement infectieuse qui peut ressurgir à tout moment en l’absence d’un mécanisme continu de surveillance, de coordination et de réponse. De ce fait, un manque de financement pour poursuivre les actions, notamment dans les départements les plus à risque, pourrait entrainer une réapparition de la maladie dans tout le pays.

En 2017, les équipes de réponse des partenaires de l’UNICEF ne sont financées que jusqu’au mois d’avril, tandis que les financements pour l’appui à la surveillance et la prise en charge médicale sont minimes.

Le gouvernement haïtien et l’ONU pressent les partenaires internationaux à mobiliser des fonds en vue de l’éradication du choléra.

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