Le chef de l’Etat a utilisé jeudi l’avion présidentiel pour un saut de puce. Un moyen de transport jugé légitime par l’Elysée. 110 kilomètres et 35 minutes de vol. Jeudi matin, Emmanuel Macron a utilisé le Falcon présidentiel entre la Roche-sur-Yon, en Vendée, et Rochefort en Charente-Maritime. Un choix assumé par l’Elysée dans un contexte politique et social pourtant occupé par les restrictions budgétaires et les propos polémiques du chef de l’Etat sur le montant et l’efficacité des aides sociales.

 

En clair, Emmanuel Macron a utilisé ce Falcon dans le cadre d’un déplacement de deux jours. Mercredi il est arrivé en Falcon de Paris à Montpellier où il était attendu pour prononcer un discours au lendemain de ses propos sur le pognon de dingue alloué aux aides sociales. Quelques heures plus tard, le chef de l’Etat atterrit en Vendée à bord du même avion de la République pour un hommage à Clemenceau et une rencontre avec des entrepreneurs en présence de son ami l’ancien président du Conseil général de Vendée Philippe de Villiers.

 

Le déplacement se poursuit ce jeudi et c’est le vol suivant entre La Roche-sur-Yon et Rochefort en Charente-Maritime, toujours à bord du Falcon, service équivalent à celui d’un jet privé qui interroge. D’autres solutions auraient-elles pu être imaginées par les services de l’Elysée pour un trajet de 110km? Faire le trajet aller-retour en voiture entre La Roche-sur-Yon et Rochefort ou alternative poser l’avion à l’aéroport de La Rochelle situé entre les deux villes.

 

Il reprendra ensuite le même avion pour rentrer à Paris.La solution la plus économique, selon l’Elysée
Pour l’Elysée, l’utilisation du Falcon est légitime
C’est la solution la plus économique, qui permet de se poser en sécurité, qui permet l’extraction rapide du président et de mieux gérer les heures de vol de l’équipage, affirme l’entourage d’Emmanuel Macron, qui ajoute: « le président n’est pas une personnalité comme tout le monde. Il y a un impératif de sécurité et un impératif de temps.

 

Ce n’est pas la première fois que le chef de l’Etat emprunte son avion pour une courte distance. En juin 2017, il l’avait pris pour se rendre au Touquet afin de voter aux élections législatives. Un vol qui avait déjà provoqué une polémique.

 

Par Robinson, JEROME

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