L’année législative 2018 s’est ouverte hier deuxième lundi de janvier, par une séance en Assemblée nationale au Parlement. Le Président de la République et le Premier Ministre ont exposé à l’occasion, l’état de la Nation et le bilan de l’action gouvernementale, devant les membres du pouvoir législatif et des membres du corps diplomatique et de la société civile, invités pour la circonstance.

Extrait de l’intervention de Jovenel Moïse :

C’est avec un sentiment d’humilité et un profond respect pour la Constitution de la
République que je m’adresse au Peuple haïtien en cette auguste Assemblée, à l’occasion de
la Première Session de l’année parlementaire 2018.
Permettez-moi, avant tout, de saluer la mémoire de quelques compatriotes disparus au cours
de l’année 2017 qui, à un titre ou à un autre, méritent l’hommage de la Nation. Le Président
René Garcia PREVAL, homme d’équilibre et de sagesse ; L’éminent professeur, patriote et
politologue Cary Hector, le talentueux comédien, Jean-Claude JOSEPH dit Papa Pyè ; le
troubadour, Joseph Emmanuel dit Manno CHARLEMAGNE, le grand compositeur Boulo
VALCOURT, une légende de la musique populaire haïtienne et tant d’autres qui sont partis
trop tôt et qui ont tous gardé une place de choix dans nos cœur.
Je profite de l’occasion pour avoir une pensée spéciale en faveur de la population haïtienne,
profondément affectée par les fortes pluies qui se sont abattues sur le pays, en particulier les
gens du Nord-Ouest.
Peuple Haïtien,
L’année 2017 a été marquée par de nombreuses difficultés. Les impacts du dévastateur
ouragan Matthew sont encore palpables. Les contraintes structurelles aux nombreuses
conséquences économiques, politiques et sociales demeurent vivaces. Cependant, fort de
votre résilience extraordinaire, le pays a été engagé dans un processus de changement de
manière déterminée pour, enfin, le relever de sa trop longue et persistante léthargie.
Au sein de mon administration, nous sommes animés d’une volonté politique farouche pour
que Notre Haïti, cette terre de liberté que nos ancêtres, au prix de leur sang, nous ont léguée,
devienne un havre de paix, de progrès, de prospérité et de stabilité. Les enseignements tirés
des 11 premiers mois de mon quinquennat renforcent ma détermination à poursuivre les
réformes structurelles nécessaires pour que Notre Patrie, la République d’Haïti, devienne un
pays où il fait bon vivre.
En ma qualité de Président de la République, Chef de l’État, devant la Nation, je réitère
solennellement mon attachement à la démocratie, au respect des institutions républicaines et
à la justice sociale.
C’est pourquoi, dès mon accession à la magistrature suprême de l’Etat, le 7 février dernier,
conscient de la nécessité que le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif, convergent leurs
efforts dans la recherche du bien commun, nous avions convenu d’un agenda législatif
conjoint pour doter le pays des outils juridiques nécessaires pour sa bonne gouvernance.
Je prends plaisir donc à adresser un hommage chaleureux et sincère envers les Bureaux
sortants et les commissions, respectivement, du Sénat et de la Chambre des Députés, ainsi
qu’à l’ensemble des parlementaires, pour le volume très appréciable de travail accompli.
C’est pour moi une des expressions de cette volonté politique à laquelle je me référais
précédemment. Le Parlement, dans le cadre de ses attributions constitutionnelles, joue un
rôle déterminant dans l’accompagnement du Peuple haïtien dans sa lutte ardue pour la
reconquête de la plénitude de la souveraineté nationale.
Mesdames, Messieurs les parlementaires,
Haïti a besoin de tous ses fils et de toutes ses filles pour le conduire sur les rails du
développement. C’est donc un devoir patriotique de mettre fin, définitivement, aux luttes
fratricides qui, au bout du compte, ne font que faire régresser le pays. L’agenda législatif
conjoint de l’année 2017, qui a abouti au vote de lois tant attendues pour lancer la réforme de
l’Etat est un exemple de notre capacité de nous mettre ensemble pour lancer le pays dans la
voie de la modernité et du progrès économique, social et humain.
L’opposition républicaine, démocratique et respectueuse de la loi, qui manifeste son
désaccord dans un climat constructif et serein, c’est un gage du développement du système
politique haïtien, ….. c’est un ferment essentiel de la stabilité politique, …. C’est une
condition du bien-être collectif. Le changement dans notre pays ne sera pas le fruit du hasard
ou un cadeau qu’on nous fera. Il résultera de notre capacité de nous projeter dans l’avenir
ensemble. Car, il est clair que pour changer durablement notre pays, nous devons
préalablement collectivement intégrer et croire fermement que cela est possible. Nous
devons dépasser le bavardage politique ambiant, assumer notre passé (avec son actif et son
passif), pour le dépasser … et affronter l’avenir avec intelligence et responsabilité. Nous
devons proclamer haut et fort les valeurs que nous voulons promouvoir ensemble : les
valeurs d’égalité, de liberté, de prospérité. Les ancêtres nous ont sortis de l’esclavage, nous
avons la responsabilité de laisser en héritage aux générations futures un pays meilleur que
celui dans lequel nous avons grandi. C’est dans cette dynamique que j’inscris mon
quinquennat, c’est à ce rendez-vous que j’invite l’ensemble du corps politique haïtien.
Durant cette première année de mandat, je me suis mis à l’écoute de l’opposition s’exprimant,
au sein du Parlement, dans les quartiers, par le biais des organisations de la société civile ou
à travers les médias. Mais les actes de banditisme, de vandalisme et de violence qui
empêchent les paisibles citoyens de poursuivre librement leurs activités sont fortement
condamnés et ne font pas partie du jeu démocratique parce qu’une opposition se doit d’être
critique, constructive et créative. Nous exhortons donc tous ceux et toutes celles qui veulent
manifester leurs désaccords à le faire dans le respect de la loi, de la démocratie et du
pluralisme politique.
Les critiques constructives émanant de l’opposition parlementaire ont fait office de conseils et
m’ont permis d’ajuster certaines de mes actions. Pour cela, et pour votre attachement à la
République, plus particulièrement aux idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité dans l’union
qui fait la force, je vous adresse un salut patriotique.
Je sais qu’il n’est pas nécessaire de rappeler ici, du haut de cette tribune, que seule une
détermination sans faille à surmonter nos différences, dans le respect mutuel, peut nous aider
à trouver les outils nécessaires nous permettant de combler les retards accumulés aux cours
des décennies et d’en venir à bout des inégalités insupportables qui maintiennent le pays
dans cette ambiance délétère et dégradante. C’est par ce biais, et par ce biais seulement,
que nous réussirons à placer notre pays, définitivement, sur la voie du développement
durable tant souhaité par tous nos compatriotes.
A mes frères et sœurs de l’opposition, qui ne partagent pas les orientations politiques de mon
administration, je dis que je respecte leurs choix. La pluralité des idées est un élément vital
pour notre démocratie.
Frè m ak Sè m yo,
• Kle reyisit nou se kolaborasyon yonn ak lòt.
• Kle echèk nou se chire pit, se « ying yang », se chen manje chen.
• Nou kondane pou nou viv ak avanse ansanm,
• Nou gen pou devwa pale ak negosye pou’n ka jwenn bon jan antant lè nou pa dakò.
Nou sot tande Premye Minis la di nou ki sa gouvènman an fè depi li enstale en mas 2017.
Pou lane 2018 la gen anpil chantye k ap tann nou. Mwen ta ka site kèk ladan yo :
• Gouvènman an dwe kontinye fè jefò pou sitwayen yo jwenn dokiman idantite yo pi fasil.
Nap pale de ekstrè achiv, kat idantifikasyon nasyonal, paspò, lisans e latriye ;
• Komite k’ap travay sou rekonstriksyon Palè nasyonal la dwe degaje’l kou mèt Jan-Jak pou
travay la kòmanse pandan ane 2018 la ;
• Travay Komite inisyativ sou rekonstriksyon Pòtoprens la dwe debouche sou yon lòt kapital ki
pou remete Potoprens nan ran gran kapital nan rejion an ;
• Komisyon prezidansyèl k ap travay sou yon sistèm asirans sante pou tout moun, pwal
pèmèt leta rann sistèm swen sante yo aksesib a tout sitwayen ;
• Pou peyi’a ka pwodwi plis manje, ansanm avèk karavann chanjman’an, nou kòmanse travay
sou yon sistèm finansman nan agrikilti ak agroendistri ;
• Nou kòmanse travay sou yon fason pou Leta santral, kolektivite yo, ansanm avèk sektè
prive a pral met men ansanm pou modènize sistèm fòmasyon pwofesyonèl la nan tout peyi
ya;
• Nan pwogram refòm edikasyon’an, non sèlman n’ap travay pou konstwi plis lekòl, men nou
kòmanse reflechi sou fason pou amelyoré edikasyon apre lekòl segondè ak yon sistèm ki pou
prepare jèn yo aprè bakaloreya, fè chwa ant inivèsite ak lekòl pwofesyonèl; San nou pa bliye
timoun piti yo ;
• Pou anviwonmanan, nou inogire nan Depatman Sid la yon gwo pepinyè ki rele Sant
jèmoplas e gen 3 lòt k’ap konstwi nan Nip, Grandans ak Nòdwès, Depatman ke Siklòn Matye
te pi kraze yo. Ane sa’a nou pral mete Sant jèmoplas nan tout 10 Depatman yo ;
• E nou kòmanse pran gwo desizyon pou bay peyi’a elektrisite 24 sou 24, dlo pou rouze te,
dlo nan robine kay moun nan tout peyi a.
• Kontwole kwasans demografik la pandan ke nap vini ak de pwogram pou ede fanmi yo
kontwole pouvwa fè pitit yo.
Mesdames, Messieurs les parlementaires,
Pour l’année 2018, mon Administration souhaite un effort supplémentaire de nos Honorables
Parlementaires en vue de boucler l’Agenda législatif établi conjointement en 2017. Ce sera un
exemple palpable du nouvel élan civique et patriotique qui anime les acteurs politiques
haïtiens.
Entre-temps, sur la lancée de 2017, le gouvernement se prépare à présenter au Parlement
un agenda législatif pour l’année 2018 dans les domaines de l’investissement, du
renforcement et de la modernisation des institutions judiciaires, de l’administration publique,
des services de base, du changement climatique, de la sante publique, de l’éducation, de
l’emploi et des jeunes.
Mesdames, Messieurs,
C’est dans cette même optique que le pouvoir exécutif, après maintes consultations dans le
cadre du dialogue politique et social permanent que je promeus, lance les États généraux
sectoriels de la Nation. Au cours de nos échanges avec des compatriotes de tous les
secteurs, nous avons recueilli vos points de vue. Certains compatriotes parlent de conférence
nationale ou d’autres de dialogue national. En fin de compte, l’objectif est le même : trouver
un consensus politique et social autour d’un programme de développement irréversible, à
exécuter sur une période d’au moins 25 ans, pour sortir le pays définitivement de son statut
d’Etat failli qui ne fait pas honneur aux sacrifices de nos ancêtres.
Frè’m ak sè’m yo,
Eta jenero yo se yon okazyon pou nou mete nou dakò sou sa nou tout dwe fè pou nou chanje
Ayiti, nan sans nou tout rekonèt li dwe ale a.
Nan mwa septanm 2017 la, m te kòmanse diskite ak lidè pati politik yo sou ki jan la lwa
mande pou nou kreye kondisyon pou nou modènize politik la nan peyi dayiti. Nou tout
konstate ke Ayiti pa ka fonksyone ak plis pase 130 pati politik ki pa gen mwayen ekonomik e
finansye pou pran tèt yo an chaj.
Nou tout dakò politik pa ka kontinye fèt nan la twoublay ni nan lari. Fè politik pa ka yon ekskiz
pou destabilize, pou kraze ak boule, detwi byen piblik ak prive, pou fè moun pè envesti ou vin
vizite peyi a.
Nou pap ka kontinye viv nan yon sistèm kote chak fwa gen eleksyon anvan menm ke Konsèy
elektoral fèt, moun kòmanse manifeste pou di eleksyon pap bon, ke yo pa gen konfyans nan
Konsèy elektoral. Se pou sa tou, depi 1987 Konstitisyon’an mande pou gen yon Konsèy
elektoral ki pèmanan, sa pa janm fèt. Se kòm si tout Ayisyen dakò pou fè eksepsyon pase
pou règ, menm si manman lwa peyi’a di ki sak dwe fèt.
Eleksyon koute anpil lajan. Nou pa ka pèmèt nou plede kraze chak eleksyon ki fèt. Se pou tèt
sa kòm chef leta peyi a, map itilize tout mwayen la lwa ban mwen jan atik 192 konstitisyon an
mande’l la, e jan atik 136 la ki di Prezidan dwe fè enstitisyon leta yo mache byen, ansanm ak
2 lòt pouvwa yo. Nan ane 2018 la, apré 31 an reta akoz de pwoblèm enstabilite yo, Konsèy
elektoral pèmanan’an ap mete sou pye.
M’ap anonse jodi’a ke pouvwa ekzekitif la pral lanse yon apèl piblik pou jwenn moun ki vle
reprezante’l nan Konsèy elektoral la. Listwa montre ke se transparans ak endepandans KEP
yo ki fè eleksyon byen pase.
Mwen vle tout moun klè tou ke nan eleksyon ki pral fèt pandan rès lane manda’m nan, se
kapasite pou kandida yo konvenk pèp la ki pral deside ki yès k’ap eli. Prezidans lan,
gouvènman’an p’ap pran okenn desizyon, ni de prè, ni de lwen, pou manipile okenn
enstitisyon, ou byen okenn aspè eleksyon yo. N’ap mande tout pati politik, tout kandida, tout
aktè alawonnbadè pou kenbe menm konpòtman sa’a.
Mesdames, Messieurs,
Je reconnais que des citoyens de bonne foi se sont prononcés contre la formation du Conseil
électoral à titre permanent malgré l’exigence de la Constitution. Ils redoutent son
instrumentalisation politique. Du haut de cette tribune, en ma qualité de Chef de l’Etat, je
proclame encore une fois mon attachement indéfectible aux valeurs républicaines et aux
principes démocratiques. L’Article 136 m’enjoint de respecter et de faire respecter la
constitution. Je ne vais pas me détourner un instant du cap fixé par la constitution. A ce
principe cardinal de la démocratie, je suis irréductiblement attaché.
Se menm prensip sa’a ki fè gouvènman’an, ap travay ak palman an pou mete kanpe tout lòt
enstitisyon ke konstitisyon an mande.
Pandan n’ap mete enstitisyon Konstitisyon’an egzije yo an plas, pandan n’ap lanse eta jenero
sektoryèl yo, administrasyon’an, gouvènman’an pa ka kanpe ap gade. Tout sitwayen ap
mande Leta aji pou korije tout pwoblèm peyi’a genyen : anplwaye leta ki pa touche; pwofesè
ki pa nome ; Sant dializ ki pa mache ; sitwayen ki pa ka jwenn kat idantifikasyon nasyonal,
paspò, pèmi pou yo kondi ; travayè ki vle touche plis kòb pat ka tann ankò; jènn ki nan
chomaj, pwoje sosyo ki pat ka mache: panye solidarite, kore etidyan, ti manman cheri,
restoran kominotè, elatriye.
Menm jan tou, pandan peyi’a ap enpòte jiska 60 pou 100 tout sa’l bezwen, apre Siklòn Matye
fin devaste yon tyè nan peyi’a; rivyè ap debòde lè’l fè la pli, depi 7 fevriye, lè m’rive sou
pouvwa, nou te kòmanse travay pou bay solisyon ak tout difikilte sa yo.
Tout rapò ki egziste sou sitiyasyon peyi’a, tout etid ki fèt déjà montre ke gen bagay ki te dwe
fèt rapidman pou soulaje detrès pèp la, pou kòmanse pote bon jan solisyon pou tout pwoblèm
yo.
Se nan sans sa’a ke administrasyon m nan, an mas 2017, lanse yon strateji nou rele
Karavann chanjman. Pandan nou kòmanse chanje fason sitwayen Ayisyen jwenn dokiman
idantite yo. Nou fè gwo efò pou dializ la mache nan lopital jeneral ; nou mete sant dializ nan
lopital OFATMA Potopwens, nan lopital OFATMA Okap, nan lopital OFATMA Okay. Nou
konnen gen anpil pwoblèm toujou. N’ap travay pou tout Ayisyen nan tout peyi’a jwenn bon jan
swen sante, bon jan lekòl pou pitit yo ; pou tè yo pwodwi plis ; pou moun ka jwenn travay pou
yo ka pran swen tèt yo ak fanmi yo ; nou kòmanse bay DINEPA jarèt pou’l achte ekipman ak
akseswa pou bay tout moun dlo potab nan peyi’a e nou pral etabli yon Enstiti nasyonal ki rele
l’Institut national des ressources hydriques ki pwal kontwole tout sa ki gen pou’l wè ak zafè
dlo.
Karavann nan se yon kokenn demonstrasyon ke Leta Ayisyen kapab itilize resous li genyen
pou mete solèy la, dlo yo, te a ak moun yo ansanm pou Vale Latibonit ak tout lòt zòn agrikòl
yo pwodwi plis. Menn jan an tou, gouvènman’an pat ka kite moun nan Grand Sid – mwen vle
pale de Depatman Grandans, depatman Nip ak depatman Sid – nan sitiyasyon grav Siklòn
Matye te kite yo a. Nou pa’t ka rete ap fè menm ti pwojè yo ki pa’t janm regle pwoblèm yo vre.
Travay yo anpil, men Leta kòmanse pote sa ki rele solisyon striktirèl yo pou zòn vilnerab yo
kapab reziste pi byen lè gen siklòn. Se konsa nou rekipere anba raje ekipman Leta achte pou
anpil lajan, tankou kamyon, traktè ak 5 gwo izin ki ka fe gravye ak sab pou melanje ak asfat
pou fè wout nan tout peyi a. Nou repare tout materyèl sa yo e Leta ap travay ak injenyè,
teknisyen ak operatè. Anpil nan yo, pa t’ap regle anyen epoutan yo tap touche aloske leta pat
gen travay pou ba yo fè. Se pat fòt yo. Karavann nan bay rezilta paske vale Latibonit pwodwi
pi plis di ri nan ane 2017 la. Yon pwodiksyon fini yon lòt kòmanse menm kote a. Nan
Grandans, Nip ak Sid, anpil rivyè ap netwaye, wout ak kay ap konstwi pou viktim siklòn
Matye’a.
Karavann nan se pa yon pwojè, se pa yon pwogram. Se yon lòt fason leta òganize jan l travay
pou l ka fè plis realizasyon avek ti sa l genyen nan benefis pep la. Sa vle di : kamyon, traktè,
izin asfat ak moun l’ap peye chak mwa nan Ministè Agrikilti, Ministè Anviwonman ak Ministè
Travo piblik, Ministè defans, CNE, DINEPA e latriye pou fè travay yo te sipoze tap fè ak kòb ki
toujou nan bidjè’a chak lane. Sa pemet plis travay fèt e nan yon tan ki pi kout pou yon ti kras
kòb.
Kidonk, Karavann nan se itilize kòb ki nan bidjè’a, anplwaye leta, ekipman leta ki la deja, ak
kèk lòt ke gouvènman’an achte, e ki kòmanse rive nan peyi’a, pou fè travay pèp la o lye
ekipman sa yo fè travay gwo zotobre ak gran neg tankou sa te konn fèt lontan.
N’ap kontinye, nap korije e n’ap inove nan sans sa’a. Nan etajenero’yo n’ap gen chans diskite
ki jan strateji sa’a ka vanse pandan n’ap mete nou dakò sou kokenn chenn pwojè devlopman
pou nou transfòme Ayiti tankou peyi vwazen nou yo.
Nou pa gen lòt jan nou ka fè ke kontinye sou chemen sa’a. Se sa ki karavann nan. Se strateji
sa’a ke administrasyon’an pral mete nan tout 10 depatman yo 7 fevriye kap vini la’a.
Rèv pam se pou nou ta konstwi anviwon 15 mil sal klas ke peyi a manke pou bay tout pitit
pèp la bon jan edikasyon.
Nou pral travay pou fè fonksyone on bann gwo lopital ki konstwi nan peyi’a e ki koute leta
ayisyen plizye dizen milyon dola tankou nan Gonaïves, nan Jacmel ak nan Port au Prince.
Nou pral konstwi wout nan tout peyi a tankou jan nou komanse fè nan depatman Sid,
depatman Nò, depatmant Nòdwès, Grandans, Nip, Artibonit, Lwès, Sant, Sidès ; ak plizyè
komin kote nap konstwi kanivo pou nou ka asfalte ak betone ri nan komin sa yo.
Se sa ki Karavann nan ! Li soti nan tradisyon konbit ak eskwad pèp la itilize chak jou Bondye
mete pou youn ede lòt bati kay, fe jaden, konstwi wout nan seksyon kominal yo elatrye.
Pou Ayiti devlope, nou dwe gen yon strateji. Nou dwe kòmanse louvri gwo chantye tankou
konstwi teleferik pou touris vizite Sitadèl la lè yo vin Labadie ; tankou jefò pou bay kouran 24
sou 24 nan peyi’a. Tankou jefò pou rekonstwi inivèsite leta’a, (devlopman zile, baraj irigasyon
ak rezèvwa pou konsève dlo nan tout peyi a).
M’kwè nou tout dakò ke Ayiti, menm jan ak tout peyi sou la tè, pa ka devlope san li pa genyen
yon bon jan inivèsite piblik, san’l pa genyen yon bon jan sistèm edikasyon k’ap pwodwi
teknisyen, anseyan, pwofesè ak cheche nan inivèsite.
Se sa ki Karavann nan ! Se espwa pèp la, nan volonte politik marye ak kapasite teknik Leta
genyen pou Ayiti kòmanse fè pwogrè. Tout moun gen plas yo nan gwo kokenn chenn strateji
sa’a. Se sa m’te pwomèt pèp la ! Se sa m’ap kontinye fè ane sa’a.
Mesdames, Messieurs,
Pèp Ayisyen,
Tout desizyon sou devlopman peyi’a, desizyon sitou politik yo mande ke nou tout kap dirije
Leta-a dwe aji tèt frèt pou la jistis, la pè ak stabilite ka blayi nan peyi’a.
Malgre kondisyon ki difisil anpil, Polis nasyonal la fè gwo jefò pou pwoteje ak sèvi peyi’a.
Polisye nou yo merite yon gwo kout chapo ! An nou salye memwa tou sa ki tonbe pendan
ane 2017 nan kad travay yo.
Polisye, polisyè,
Pèp Ayisyen,
Ane sa’a, m’mande Premye Minis la, ki se prezidan Konsèy siperyè Polis nasyonal la :
• pou’l fè tout sak nesesè pou plan karyè la Polis la aplike paske la polis se yon metye ;
polisye yo dwe kon’nen ki jan karyè yo ap devlope, san yo pa bezwen byen ak yon otorite nan
leta pou fè yo vanse ;
• pou’l fè tout sa’l dwe fè pou polisye touche tout prim yo ;
• pou’l fè tout sak nesesè pou polisye yo touche tout kòb leta dwe yo
• pou tout polisye jwenn pwomosyon yo;
• pou’l fè tout sak dwe fèt pou pitit polisye al lekòl
• pou sa ki pa gen kay kòmanse wè ke pwojè pou konstwi kay yo ap kòmanse pou polisye ak
pwofesè lekòl piblik yo tou ;
• Premye Minis, Chèf gouvènman’an, ane sa’a, fòk lopital m’te pwomèt polisye yo vin yon
reyalite.
Konstitisyon’an mete an plas de fòs sekirite, la Polis ak Lamé. Ane sa’a, eta majò pou yon ti
bout tan’an gen pou’l prepare pwojè lwa ke palman’an gen pou’l vote pou peyi’a ka gen yon
fòs lame ak yon doktrin ki bal yon misyon devlopman. M’ap repete, la Polis ak Lame pa nan
politik ; la Polis ak Lamé pap janm nan politik ; yo la pou yo pwoteje ak bay pèp la sèvis.
Mesdames, Messieurs,
Au-delà des luttes politiques et sociales, la Corruption est le mal absolu, la gangrène qui
afflige Notre Pays ; c’est un crime contre le développement et les intérêts supérieurs du
peuple haïtien.
J’entends intensifier la lutte contre la corruption, les malversations et le vol des biens de
l’Etat. De même, il faut arrêter le comportement abusif de certains fonctionnaires et
particuliers qui agressent la population avec leurs sirènes, leurs gyrophares, leurs vitres
excessivement teintées pour se protéger contre je ne sais quel danger ; aux automobilistes
qui circulent sans plaques d’immatriculation, et même à contre-sens, alors que de paisibles
citoyens subissent ces agressions, désemparés ; aux rançonneurs qui empêchent au peuple
d’obtenir les services publics auxquels il a droit ; aux fonctionnaires qui ne travaillent pas,
mais perçoivent leur salaire ; aux fonctionnaires qui encouragent la surfacturation pour
bénéficier de ristourne ; aux fossoyeurs de tout acabit qui rendent la vie pénible aux citoyens.
Je vous annonce que ces gens qui violent les lois de la République seront poursuivis et
sanctionnés.
De même la nouvelle unité de police pour combattre la contrebande sur la frontière témoigne
de la volonté de mon administration de contrecarrer la corruption. Cependant, ce combat
n’est pas seulement l’affaire du pouvoir exécutif. Le Parlement doit fournir l’arsenal juridique ;
et le pouvoir judiciaire sanctionner les contrevenants.
Je rappelle que l’exercice du pouvoir politique, le statut de fonctionnaire, ou de membre des 3
pouvoirs constitués de l’Etat, ne donnent à quiconque carte blanche pour voler, se lancer
dans la corruption, dans la contrebande, ou semer la pagaille dans les rues de la
République !
Certainement, si la majorité des citoyens qui sont en détention, le sont arbitrairement, au-delà
des délais constitutionnels, c’est en partie parce que la justice n’agit pas. C’est aussi parce
que, au-delà des difficultés matérielles, la loi et les règles de procédure ne sont pas
appliquées.
Ki donk koripsyon an se pa Chèf Léta ak Chèf Gouvènman selman ki gen responsabilite pou
konbat li. Tout moun konsène. Fòk la jistis jwe wòl li nan batay kont koripsyon’an tou.
Men tou, m’ap ensiste ke batay kont koripsyon pa ka yon zouti pou regle zafè politik. Chak
pouvwa gen travay pa’l pou’l fè san li pa rantre nan responsabilite konstitisyon’an bay lòt
pouvwa yo.
Mesdames, Messieurs,
S’agissant des relations extérieures de notre Pays, Haïti est en train de tourner le dos à
l’assistanat. Notre pays s’engage sur la voie du partenariat agissant, qui répond à ses
priorités. Trente ans d’assistanat et plusieurs milliards de Dollars dépensés par nos
partenaires internationaux, toutes catégories confondues, pour la plupart, pour financer des
petits projets non structurants, ont, tristement, démontré leurs limites. Ils ont laissé un
héritage lourd et couteux en termes d’affaiblissement de l’Etat et de perte de confiance des
citoyens dans les institutions de la République et dans leurs dirigeants. Cette politique est
révolue depuis le 7 février 2017.
Nous, Haïtiens, devons reconnaitre que l’initiative de développement national nous revient,
d’abord et toujours. Nous sommes responsables du fait que plus de trente ans de
sempiternelle transition a atrophié les capacités créatrices du Pays. Nous, qui sommes issus
de cette nouvelle génération de leaders politiques, économiques et sociaux, rejetons le
pessimisme et le fatalisme ambiant qui veulent faire croire qu’Haïti est condamnée à la
médiocrité et au sous-développement.
Cette perspective est un crime contre l’épopée de 1804. Aujourd’hui, nous déclarons, donc,
haut et fort, devant la Représentation Nationale, devant l’ensemble des citoyens haïtiens
qu’ils vivent dans le pays ou à l’étranger, nous déclarons à la face du monde que la
République d’Haïti prend, désormais, son destin en mains.
Aux amis et partenaires internationaux de la République d’Haïti, mon administration et le
gouvernement renouvellent leur attachement au bon voisinage. Membre fondateur des
Nations unies et de l’Organisation des Etats américains, Haïti privilégie des relations amicales
avec tous les pays, sans distinction.
L’année dernière, le gouvernement haïtien a entamé une nouvelle politique de réforme de sa
diplomatie. Elle est désormais orientée vers la poursuite des intérêts supérieurs nationaux. Le
gouvernement a initié une évaluation de l’appareil diplomatique et de la politique extérieure
du pays. Ces réformes commencent a porter fruit.
S’agissant de l’aide publique au développement, la Caravane du changement est la stratégie
que nous avons choisie pour mener la politique nationale de développement. Le
gouvernement entend continuer à dialoguer avec ses partenaires internationaux afin de
mettre en œuvre le nouveau paradigme de coopération.
S’agissant de la politique d’adaptation, de mitigation et de résilience accrue aux effets du
changement climatique, le gouvernement Haïtien poursuivra ses efforts de redressement
environnemental. Dans le cadre de sa présidence tournante de la Communauté caribéenne,
CARICOM, Haïti entend, durant ce mandat de 6 mois, organiser une conférence pour
développer une approche régionale commune en ce qui concerne l’assurance contre les
dégâts causés par les ouragans et les mesures collectives de résilience environnementale.
Les Cyclones Matthew de 2016, ainsi que Maria et Irma en 2017 ont démontré que les pays
de la région ne peuvent pas continuer à agir de façon isolée. C’est le message que j’avais
passé au Sommet sur le financement de l’action climatique à Paris le 12 décembre dernier.
C’est la politique qu’Haïti développera davantage cette année.
Mesdames, Messieurs,
Aux plans commercial et industriel, Haïti attache une attention toute particulière aux relations
constructives et mutuellement bénéfiques entre tous les pays. Cependant, Haïti ne peut, ne
doit pas continuer à être un lieu d’achat et de revente des produits de toutes sortes, sans
contrôle de qualité. L‘économie de rente est anti développement économique et social. Elle
génère : inégalités, corruption, gaspillage des ressources stratégiques et précarisation de la
vie de la majorité des citoyens. Elle n’a jamais et elle ne pourra jamais contribuer à réaliser
l’ambition ultime de la politique, au sens premier du mot, qui est celle de promouvoir le bienêtre
général de la population.
Jeunesse du Pays,
Nous sommes convaincus que la meilleure politique migratoire est de renforcer l’État haïtien,
de promouvoir l’Etat de droit, de produire davantage et mieux, de mieux éduquer le peuple,
de fournir des services de base, dont les soins de santé, l’eau potable et la protection de
l’environnement, et de créer des emplois décents et durables. Autant de choses qui ne seront
réalisables que dans le cadre de stabilité retrouvée grâce à une vision partagée de notre
avenir commun.
Il est donc de l’intérêt de tous nos voisins du bassin des Caraïbes, de l’Amérique du Nord et
du Sud, en particulier, qu’Haïti puisse créer davantage d’emplois, en attirant des
investissements directs et en produisant davantage pour la consommation nationale, ainsi
que pour l’exportation.
A cet effet, le gouvernement, de concert avec le Parlement, et en renforçant l’appareil
judiciaire, poursuivra sa politique d’amélioration du climat des affaires, à travers les grandes
initiatives suivantes :
1) Intensifier la lutte contre la corruption par des mesures pour freiner la surfacturation ; pour
améliorer le processus de passation de marchés publics ; pour assainir l’Administration
publique ; pour sécuriser la frontière et freiner la contrebande, qui ne cesse de priver l’État de
ressources dont elle a besoin pour fournir des services de base à la population.
2) Le gouvernement renforcera les mesures préconisées pour sécuriser le droit à la propriété
privée. Cette politique interpelle tous les Haïtiens, surtout ceux qui ont pour devoir de
protéger les vies et les biens des citoyens. Le seul obstacle à la garantie de la propriété
privée est la faiblesse de l’État, à tous les niveaux, appelant la responsabilité du
Gouvernement, des législateurs, des avocats, des notaires, arpenteurs, policiers et autres
acteurs du système judiciaire.
Frè’m ak sè’m yo,
M’ konnen nou tout bouke ! M’konnen nou pa ka tann ankò. Leta pa ka rete bra kwaze
pandan jenès peyi’a, moun ki byen fòme an Ayiti, pral fòtifye ekonomi lòt peyi. An nou travay
ane sa’a, nou tout ansanm, pou nou mete tout malfektè ki anpeche moun jwi byen yo yon ti
kote yo p’ap ka kontinye koze pwoblèm ankò jan lalwa mande’l. Nou p’ap kontinye pratik ki
pèmèt bandi sezi tè konpatriyòt ki pase anpil mizè nan peyi etranje pou konstwi kay pou pase
vye jou yo.
Premye Minis, Chef gouvènman’an, Minis Jistis, Komisè gouvènman yo, la Polis, CSPJ, tout
aktè yo, Bawo Avoka, Asosyasyon notè ak apantè, kloch la sonnen pou nou tout travay pou
malfektè sispann vòlè tè moun. Tout Ayisyen bouke ; se devwa nou pou nou fini ak pratik sa
yo an Ayiti. Gouvènman’an ap bay la jistis mwayen pou sekirize byen moun nan peyi’a pou
nou ka fasilite plis envestisman pou kreye plis travay. Moun ki gen te ak byen ke malfekte ap
vole ak konplisite moun anndan leta a fo nou pa pe pote plent. Se sak fe mwen monte BRICIF
Brigade d’intervention contre l’insécurité foncière, e map mande Premye minis la pou minis
jistis la mete on nimewo disponib pou nenpòt moun ka rele kont malfekte ki volè te yo.
Mesdames, Messieurs
Le programme de gouvernance de cette année et pour le reste de mon quinquennat est
ambitieux. Il requiert la participation de tous. Il mise sur le sens du devoir patriotique, le
dialogue politique et social continu, le partenariat public-privé, plus d’équité et plus de justice
sociale, dont la reconnaissance des droits, ainsi que des devoirs du citoyen pour que Notre
Pays devienne une destination d’investissement.
Haïti, un pays qui innove, un pays dont les leaders assument leurs responsabilités pour son
développement. C’est le pari que tous, ensemble, dans l’unité nationale, mettant en valeur
l’ingéniosité, la créativité, le courage, la bravoure et l’intelligence de notre Peuple, 214 ans
après l’indépendance politique, nous continuerons à concrétiser en 2018.
Je vous remercie !
Viv Ayiti !

Publicités

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.