C’est le premier clash entre le gouvernement haïtien et la Mission des Nations Unies pour l’Appui à la justice haïtienne (Minujusth). Le gouvernement haïtien ne décolère pas en raison de l’appel de la mission onusienne aux autorités judiciaires pour la nomination d’un juge pour réaliser les investigations sur des plaintes liées à la mauvaise gestion des fonds de Pétrocaribe.

Pour la représentante du secrétaire général de l’ONU, Suzane Page, c’est une bonne chose que des citoyens aient porté plainte par devant les autorités judiciaires.

Le dossier oppose le gouvernement à l’opposition depuis plusieurs mois. Le chef de l’état, Jovenel Moïse, a dénoncé une instrumentalisation du dossier pour persécuter des membres du gouvernement.

Le dossier de l’enquête sur la mauvaise gestion des fonds de Pétrocaribe a provoqué une crise au Sénat. Les sénateurs de la majorité sont parvenus à transférer le dossier à la Cour des Comptes mais l’opposition dénonce des vices de forme dans la procédure.

L’opposition soutient que le Sénat doit se dessaisir du dossier qui a déjà été soumis aux autorités judiciaires.

Le gouvernement accuse la Minujusth d’avoir un comportement partisan c’est-a-dire d’avoir pris fait et cause pour l’opposition radicale et parlementaire.

Le ministre des affaires étrangères a exprimé sa colère en rappelant en consultation son ambassadeur à l’ONU, Denis Régis.

La note de la Minujusth est de nature est faire sauter le dernier verrou du gouvernement dans le cadre de ce bras de fer avec l’opposition. En effet le juge instructeur doit solliciter l’aval du commissaire du gouvernement pour lancer les investigations.

Le chef du Parquet de la capitale qui relève du ministère de la justice ne peut subir la pression que de l’opinion publique.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.