Le frère du président argentin Mauricio Macri, a été entendu jeudi par le juge Claudio Bonadio dans le cadre des Cahiers de la corruption, un énorme scandale de pots-de-vin versés par des entreprises à l’administration Kirchner (2003-2015).

 

Gianfranco Macri a remis une déclaration écrite au magistrat, dans laquelle il dément tout versement occulte. « Jamais je n’ai payé un pot-de-vin », a déclaré à des journalistes l’homme d’affaires, en sortant du tribunal.

 

En revanche, Franco Macri, le patriarche du clan Macri, 88 ans, père de Gianfranco et Mauricio, également convoqué jeudi, ne s’est pas présenté, faisant valoir un état de santé fragile, pour demander le report de son audition, selon des sources judiciaires.

 

Une société du groupe de la famille Macri est soupçonnée par le juge Bonadio d’avoir versé des dessous-de-table pour obtenir la concession d’autoroutes durant la gouvernance de l’ex-président Nestor Kirchner (2003-2007). La Socma est aujourd’hui dirigée par Gianfranco Macri.

 

Le père du président, Franco Macri est un Italien qui a fait fortune en Argentine et ses entreprises sont présentes dans le BTP, l’automobile et les autoroutes. Le président de centre-droit a longtemps travaillé dans le groupe familial avant de le quitter en 1995 pour devenir président du club de football de Boca Juniors.

 

Dans le cadre de cette affaire de corruption, l’ex-présidente Cristina Kirchner et plusieurs de ses anciens ministres ont été inculpés pour avoir encaissé des millions de dollars. Selon le parquet, le montant des pots-de-vin versés est au minimum de 160 millions de dollars.

 

Des dizaines de dirigeants de grandes entreprises du secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) ont également été mis en examen (inculpés). La plupart ont échappé à la prison en échange d’une collaboration avec la justice argentine.

 

Parmi ces repentis, on compte un cousin du président, Angelo Calcaterra, propriétaire de la société IECSA qu’il a revendue ensuite, et Paolo Rocca, PDG de la multinationale Techint, première société privée du pays.

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Le scandale dit des « Cahiers de la corruption » a éclaté en août, mettant à nu au fil des jours un système institutionnalisé de corruption durant l’administration de Nestor et Cristina Kirchner. Les cahiers d’un chauffeur du ministère de la Planification (Travaux publics), sur lequel il notait minutieusement les remises des sacs remplis de dollars, ont donné le nom à cette affaire.

 

Jeudi, un autre grand chef d’entreprise du pays sud-américain, Eduardo Eurnekian, patron de la holding Corporacion América qui gère plus d’une centaine d’aéroports, notamment en Argentine, a lui aussi été interrogé par le juge.

 

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