Pour la cinquième journée de mobilisation, le peuple haïtien a manifesté pour exiger le depart du chef de l’État et demande aussi la baisse des produits de premiers nécessité. Des barricades érigées par des citoyens, des jets de pierres… Jusqu’ici, le gouvernement reste bouche bée face à cette situation. Seul le peuple a le vrai contrôle du béton.


Le Président a raté l’incarnation de la fonction. Quoi qu’il fasse, désormais, quoi qu’il dise, ses gestes et ses paroles paraîtront faux , ses ministres ne font pas le poids. Leurs maladresses à répétition accroissent le doute. Quant à l’Assemblée, elle semble une anomalie sortie de nulle part, composée d’une majorité écrasante d’inconnus élus par hasard. Le pouvoir ne peut sortir de cette crise de légitimité qu’en donnant la parole au peuple.

À partir de la mise en évidence des transformations de la morphologie de la société haïtienne et de leurs effets économiques et politiques, il s’agira de déterminer les conditions structurelles au fondement d’une crise sociale. Une crise sociale qui, au sein de la population, prend la forme d’une crise de la reproduction sociale laquelle s’objective dans une crise politique sans fin.

La crise paralyse le pays et les inquiétudes montent sur la santé de l’économie et la capacité du Président Jovenel Moïse de faire un appel au dialogue, et leur expliquer que la crise n’est pas éternelle.

On peut résumer cette crise en trois grands pavés . Il y a une forte demande de justice sociale autour des produits de premiers nécessité. Ensuite, on a une attente de justice sociale. Et enfin, la troisième demande concerne tout ce qui tourne autour de la cherté de la vie et la disparition progressive de l’État. Nous sommes dans une passerelle entre la population et l’État.

Robinson JÉRÔME

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