Après avoir reçu en mars 2018 le rapport d’enquête de la commission éthique anti-corruption du sénat de la République présidée par le sénateur Evalière Beauplan à l’époque suite à une résolution proposée par Kedlaire Augustin sénateur du Nord-ouest et votée par la majorité membres du grand corps pro-PHTK, la cour supérieur et du contentieux administratif a promis à la nation haïtienne un premier rapport d’audit sur la gestion des fonds du PétroCaribe.

En juillet 2018, des jeunes haïtiens à travers un mouvement social dénommé « Petrochallenge » ont décidé à travers des manifestations de rue d’exiger aux autorités haïtiennes compétentes de fournir à la nation des informations claires relatives à la dilapidation présumée de plus de 3.8 milliards de dollars américains, tirés du programme PetroCaribe.

Pour répondre aux exigences des « PétroChallengers », les juges de la cour Supérieur des Comptes et du Contentieux ont présenté une conférence de presse le 4 septembre 2018 où ils ont promis un premier premier rapport pour ce mois de janvier 2019. Mais, selon le président du tribunal administratif qui a écrit au premier ministre Jean Henry, des ministres et directeur généraux de quelques ministères impliqués dans la gestion des projets ont refusé de coopérer avec la cour en vue de fournir certaines informations et documents ayant rapport aux dépenses et des projets financés par les fonds du PétroCaribe.

Depuis le début des travaux des experts chargés d’aider la cour dans son enquête, les conseillers n’ont pas manqué de faire mention d’un blocage du ministère des finances, du BMPAD et de la primature, principaux concernés dans le cadre du dossier PétroCaribe.

À travers les travaux d’enquêtes de la CSC/CA, près de 300 projets exécutés et financés entre 2008 et 2016 par les fonds du PétroCaribe devraient être auditionnés par les experts pour des éclaircissements. Parallèlement, les juges ont souvent exprimé leurs insatisfactions par rapport aux moyens financiers destinés pour mener à bien cette enquête historique.

Face à ces contraintes administratives et financières signalées par le président de la Cour des Comptes et du Contentieux Administratif au chef de la primature, le premier rapport promis depuis le 4 septembre 2018 pour ce mois de janvier 2019 suites aux différentes manifestations populaires à travers l’étendu du territoire national serait-il prêt et publié en temps voulu?

À rappeler que pour effectuer les travaux sur les défenses des fonds du PétroCaribe, la cour des comptes a fait choix et engagé des experts nationaux et internationaux et a mis en jambe un comité de pilotage et six commissions ayant chacune 16 vérificateurs. Et l’État haïtien a mis à la disposition des juges 10 millions de gourdes.

Donc le pays attend le rapport.

RICHEMOND Johnson

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