La coordination communale de l’Union nationale des normaliens haïtiens (UNNOH) de Léogâne a annoncé, le dimanche 26 novembre 2017, au lycée Anacaona, la reprise de la grève pour le mois de janvier 2018 si les responsables du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) n’agissent pas en conséquence. Deux mois après l’ouverture de l’année académique 2017-2018, les écoles publiques courent encore le risque d’être à nouveau perturbées. C’est en effet, la position des militants de la coordination léogânaise de l’UNNOH toujours insatisfaits. « L’ajustement de salaire accordé aux professeurs à l’occasion de la rentrée des classes pour cette année académique 2017-2018 est une provocation à notre égard », a dénoncé le coordonnateur communal de l’Union nationale des normaliens haïtiens (UNNOH) de Léogâne, Louis Fritz Fénélus, lors d’une rencontre avec la presse tenue, le week-end écoulé, au lycée Anacaona. Le syndicaliste Louis Fritz Fénélus dit regretter l’obstination des respon¬sables du ministère de l’Éducation nationale et de la formation profes¬sionnelle (MENFP) d’ouvrir à nou¬veau les classes sans prendre le soin de juguler la crise. Très acide con¬tre les autorités du ministère qui, selon lui, agissent de façon unilaté¬rale, l’intervenant a annoncé pour le mois de janvier prochain la reprise de la grève si aucun consensus n’est trouvé dans l’intervalle. D’après M. Fénélus, l’ajustement accordé aux professeurs grévistes est inférieur à celui proposé par la grille salariale. Cette grille, d’ailleurs rejetée par l’UNNOH, fait suite à un protocole d’accord signé en mai 2014 entre les syndicats de l’éducation et le ministère lui-même, a-t-il préci¬sé, soulignant que, le salaire de base proposé ne correspondait pas à la réalité du moment. Le secteur syn¬dical a proposé un salaire plus inté¬ressant qui reste sans suite favorable jusqu’ici, a-t-il ajouté. Dans la même lignée, le syndicali¬ste a, par ailleurs, présenté toute une série de recommandations pro¬posées par son organisme en vue de trouver un dénouement à la crise. À côté de la grille salariale, le Fonds national pour l’Éducation (FNE), l’officialisation du Nouveau secon¬daire, l’équipage des lycées sont, en¬tre autres, points cruciaux figurant sur la liste. « Au terme d’une rencontre avec la structure centrale de l’UNNOH, nous sommes sortis avec ces re¬commandations qui suivent : Vote du FNE ; vote de la grille salariale ; équipage en matériel didactique des lycées du pays pour pouvoir répondre efficacement à la décision d’officialiser cette année le nouveau secondaire ; garnir les établisse¬ments scolaires publics de cafété¬rias dignes de leurs noms ; recy¬clage pour les maitres ; définition des statuts favorisant l’intégration de nouveaux récipients d’air dans le système », a précisé M. Fénélus avant de réclamer 75 mille gourdes comme salaire de base pour les pro¬fesseurs. Déterminée à poursuivre la lu¬tte jusqu’à ce qu’à la satisfaction de ses revendications, la branche léoganaise de l’UNNOH exige de l’administration Moïse/Lafontant la prise en compte des recommanda¬tions des enseignants. En ce sens, le retour en classe des professeurs est un signe prouvant qu’ils sont tou¬jours à côté des élèves, a souligné le professeur Fénélus. Précisons au passage que depuis le mois de mai 2017, les établissements scolaires publics du pays ont été tous dysfonctionnels à cause de la grève aiguë observée par les profes¬seurs réclamant de meilleures con¬ditions de travail et un ajustement de salaire basé sur l’augmentation du coût de la vie. Pour l’heure, on est seulement au premier trimestre de l’année scolaire, faut-il s’attendre au pire ? Daniel Sévère

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