Il y aura un bras de fer entre les pouvoirs exécutif et législatif à l’orée de 2018. C’est du moins ce que prévoit le sénateur du Sud Jean-Marie Junior Salomon. Le vice-président du Sénat souligne que cette crise concernera le mandat de 10 sénateurs. Le parlementaire révèle que Jovenel Moïse compte organiser des élections en 2018, contrairement à ce qui a été entendu. « Il y a une commission formée des représentants du palais national et du Sénat de la République. Cependant, le président a eu des accords avec certains députés qui ont des velléités pour se porter candidats au Sénat. Il a de nombreux intérêts auprès des députés, qui sont en plus grand nombre. Ces derniers attendent le départ du tiers du Sénat afin d’avoir le champ libre. Jovenel Moïse est pris entre l’enclume et le marteau. Il a une majorité très fragilisée au Sénat. S’il décide de renvoyer ces 10 sénateurs, il provoquera un soulèvement au niveau du grand Corps », explique-t-il.

Jean-Marie Junior Salomon affirme savoir que l’accord signé entre les deux parties pour que les sénateurs puissent partir en 2019 n’est pas encore validé. « Jovenel Moïse a fait en sorte qu’un accord soit signé entre les représentants des deux pouvoirs. Cet accord stipule que le renouvellement du tiers du Sénat se fera en janvier 2019. Cependant, dans le document signé par les deux parties, il a été entendu que celui-ci doit être validé par un nouveau Conseil électoral. À partir de ce moment, l’accord entrera en application. Donc, il n’est pas encore validé. On va jouer un tour à ces sénateurs et les problèmes vont commencer », prévient-il. 

Selon l’élu du Sud, la roue va tourner. « Certains sénateurs qui supportaient le président en dépit de ses dérives changeront de camp. Et ce sera fatal pour Jovenel Moïse », fait-il remarquer, ajoutant qu’il ne souhaite pas ce scénario. Jean-Marie Junior Salomon estime que les choses ne seront pas faciles pour le gouvernement si ces 10 sénateurs entrent en rébellion. « Jovenel Moïse ne trouvera aucun sénateur pour cautionner les actes de l’exécutif. Ses supporteurs au Sénat s’apprêtent à passer à l’opposition parce que leur poste est menacé », souligne-t-il, évoquant des dossiers pendants comme l’enquête sur PetroCaribe ou encore le rapport que doit présenter Jack Guy Lafontant sur les dépenses réalisées lors de la période d’urgence. 

Jean Daniel Senat source le nouvelliste

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